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33 communes suspendent leur subvention à l'Office nationale des forêts pour protester contre ses coupes rases en forêt de Montmorency

33 communes suspendent leur subvention à l'Office nationale des forêts pour protester contre ses coupes rases en forêt de Montmorency
Source:bfmtv

Scandalisées par d'importantes coupes d'arbres en forêt domaniale de Montmorency, trente-trois communes du Val-d'Oise ont pris la décision de suspendre une subvention annuelle de 55.000 euros à l'Office national des forêts qui défend un besoin de "régénération ou de sécurisation."

Haro sur les coupes d'arbres dans la forêt domaniale de Montmorency. Trente-trois communes du Val-d'Oise ont signifié à l'Office national des forêts qu'elles ne lui verseraient pas 55.000 euros de subvention annuelle pour protester contre sa politique d'abattage. Maxime Thory, maire de Montmorency a mené la fronde en publiant une vidéo sur les réseaux sociaux, le 13 juillet où il revient sur une rencontre organisée quelques jours avant entre le directeur local de l'ONF et les élus du territoire. "L'Office veut poursuivre les coupes rases en forêt de Montmorency parce qu'ils ont déjà vendu le bois. C'est une aberration et l'on voit en cette période de canicule à quel point nous avons besoin de ces îlots de fraîcheur et de biodiversité que sont nos forêts", dénonce-t-il. L'édile ajoute que l'Office a prévu d'autres abattages au cours des trois prochaines années. "C'est inacceptable, on ne va pas se laisser faire, il y a un audit indépendant qui est lancé par la région qui se prononcera en novembre prochain." Une maladie se propage Pour accentuer la pression sur l'organisme, les trente-trois communes des agglomérations Plaine Vallée et Val Parisis demandent un moratoire sur ces coupes et gèlent les financements. Cette mobilisation est saluée par Sauvegarde Forêt Île-de-France, la structure qui fédère les associations engagées dans la préservation des forêts franciliennes. "Ces coupes rases alors même qu’elles transforment profondément le paysage de cette forêt, gagneraient à faire l’objet d’un débat ouvert permettant d’évaluer leur efficacité et de les comparer à d’autres scénarios limitant la fragmentation écologique et l'impact paysager", défendent-ils sur leur site, regrettant l'absence de débat sur cette stratégie. Cinquième massif le plus fréquenté de la région, avec près de 5 millions de visiteurs par an, la forêt domaniale de Montmorency connaît depuis 2018 une situation de crise sanitaire avec le diagnostic de la maladie de l'encre due à un pathogène qui se communique d'arbre en arbre et entraîne le pourrissement des racines. De futurs abattages nécessaires "La maladie de l'encre du châtaignier prend de l'ampleur en Île-de-France. En l’absence de traitement, la récolte des arbres malades suivie par la plantation de nouvelles espèces a été privilégiée par l'ONF pour reboiser les zones les plus touchées et ainsi pérenniser durablement la forêt", justifie l'Office. Dans un communiqué adressé à France 3 Île-de-France, l'ONF dit s'engager à ce que "les futures interventions soient limitées à la seule sécurisation des routes forestières". Cependant, il explique que des interventions programmées en 2024 et 2025 "qui n’ont pas encore été réalisées pour diverses raisons (logistiques, météorologiques, disponibilité des entreprises...) sont impératives car elles concernent des zones dont la sécurisation et le renouvellement ne peuvent pas attendre." L'Agence Île-de-France Ouest de l'ONF signale par ailleurs que "la vente de bois est motivée par le besoin de régénération de la forêt ou de sécurisation et non par le seul impératif financier."

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