Aïssatou Sophie Gladima après son procès : « C’était un lourd fardeau »

L’ancienne ministre du Pétrole et des Énergies, Aïssatou Sophie Gladima, est sortie visiblement émue de son audience devant la Haute Cour de justice. Quelques instants après la décision ordonnant la levée du bracelet électronique qu’elle portait depuis plus d’un an dans le cadre de la procédure judiciaire engagée contre elle, l’actuelle maire de Joal-Fadiouth a [...]
L’ancienne ministre du Pétrole et des Énergies, Aïssatou Sophie Gladima, est sortie visiblement émue de son audience devant la Haute Cour de justice. Quelques instants après la décision ordonnant la levée du bracelet électronique qu’elle portait depuis plus d’un an dans le cadre de la procédure judiciaire engagée contre elle, l’actuelle maire de Joal-Fadiouth a exprimé son soulagement, tout en rendant grâce à Dieu et à tous ceux qui l’ont soutenue durant cette épreuve. « Aujourd’hui, j’ai un sentiment de joie parce que justice a été dite », a-t-elle déclaré devant la presse. Si elle rappelle que « le seul juge, c’est Dieu », elle estime néanmoins que la décision de la Haute Cour constitue un moment important. « Nous ne pouvons que dire merci pour cette justice qui a été rendue. Je rends grâce à Dieu et je dis merci », a-t-elle ajouté. Très croyante, Aïssatou Sophie Gladima a tenu à saluer les prières qui l’ont accompagnée tout au long de cette période. Elle a notamment remercié ses parents, l’Église catholique, le cardinal, les évêques, mais aussi l’ensemble des croyants, musulmans comme chrétiens. « Nous avions tout laissé entre les mains de Dieu », a-t-elle confié. « C’était un véritable fardeau » L’ancienne ministre est également revenue sur le bracelet électronique qu’elle portait depuis plus d’un an. Elle n’a pas caché le poids psychologique que représentait cette mesure judiciaire. « Oui, c’était un fardeau », a-t-elle reconnu. « C’était assez lourd. À chaque sortie, j’avais toujours peur que le bracelet se voie. » Elle explique toutefois que cette contrainte ne l’a jamais empêchée de poursuivre ses responsabilités publiques et professionnelles. « J’ai pu continuer mes activités, faire les allers-retours entre Kaolack et Dakar, poursuivre mes cours à l’université et assurer mon travail à la mairie », a-t-elle précisé. La décision de la Haute Cour marque ainsi, selon elle, un véritable soulagement. « Maintenant qu’on me l’a retiré, c’est un poids qui est descendu », a-t-elle déclaré. Une émotion encore vive Interrogée sur les premières nuits passées en détention avant son placement sous bracelet électronique, Aïssatou Sophie Gladima n’a pas souhaité s’étendre sur cette période de sa vie. Visiblement émue, elle a préféré reporter cette évocation. « Je préfère qu’on en reparle plus tard, parce que là, je suis vraiment un peu émue », a-t-elle répondu, laissant transparaître l’intensité de l’épreuve qu’elle dit avoir traversée. Si la procédure judiciaire suit encore son cours, cette décision de la Haute Cour de justice constitue une étape importante pour l’ancienne ministre, qui retrouve une plus grande liberté de mouvement tout en attendant la suite de la procédure. Cheikh Gora DIOP
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