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Alger et Bamako poursuivent leur normalisation diplomatique

Alger et Bamako poursuivent leur normalisation diplomatique

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu samedi au siège de son département l’ambassadeur de la République du Mali en Algérie, Mohamed Amagha Doulo, à l’occasion d’une visite de courtoisie marquant la reprise de ses fonctions à Alger. Dans un communiqué, [...] L’article Alger et Bamako poursuivent leur normalisation diplomatique est apparu en premier sur Le Matin d'Algérie .

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu samedi au siège de son département l’ambassadeur de la République du Mali en Algérie, Mohamed Amagha Doulo, à l’occasion d’une visite de courtoisie marquant la reprise de ses fonctions à Alger. Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères indique que les deux responsables ont évoqué « les moyens de renforcer et de consolider les relations de fraternité et de bon voisinage » entre les deux pays, dans le prolongement de la dynamique engagée depuis le rétablissement de leurs relations diplomatiques. Cette audience intervient moins de vingt-quatre heures après la tenue, à Bamako, de la quatrième session de la Grande Commission mixte de coopération entre le Mali et le Maroc. Sur le plan des faits, aucun élément ne permet d’établir un lien entre ces deux séquences diplomatiques. Ni Alger ni Bamako n’ont laissé entendre que le calendrier de cette rencontre aurait été influencé par la réunion malino-marocaine. La réception de l’ambassadeur s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la reprise de ses fonctions, consécutive au rétablissement des relations diplomatiques annoncé le 10 juillet dernier après quinze mois de rupture. Il n’en demeure pas moins que cette proximité chronologique ne manquera pas de retenir l’attention des observateurs des équilibres régionaux, tant les relations entre Alger, Bamako et Rabat sont désormais suivies avec une attention particulière. Une chose est certaine, malgré sa fragilité, la junte militaire malienne impose sa position diplomatique à Alger puisqu’elle ne renie pas son alignement sur la thèse marocaine concernant notamment la question sahraouie. La normalisation algéro-malienne se poursuit Le retour de Mohamed Amagha Doulo à Alger constitue une étape concrète de la normalisation engagée entre les deux pays après la crise provoquée par la destruction d’un drone militaire malien par la défense aérienne algérienne. Le communiqué publié par le ministère algérien met exclusivement l’accent sur le renforcement des relations bilatérales et ne fait aucune référence à la coopération développée la veille entre le Mali et le Maroc. Cette absence de commentaire ne permet pas, en elle-même, de tirer des conclusions sur la manière dont Alger apprécie les développements récents des relations entre Bamako et Rabat. Une diplomatie d’équilibre sous observation Depuis plusieurs années, le Mali diversifie ses partenariats diplomatiques et sécuritaires. Le rapprochement engagé avec le Maroc s’inscrit dans cette dynamique, tandis que la reprise du dialogue avec l’Algérie témoigne de la volonté affichée par les deux voisins de tourner la page de la crise bilatérale. Dans ce contexte, les prochaines initiatives diplomatiques permettront de mesurer si ces différents partenariats évoluent de manière parallèle ou s’ils sont appelés à influencer les équilibres régionaux. À ce stade, les faits disponibles attestent de la poursuite simultanée du rapprochement entre Bamako et Rabat, d’une part, et de la normalisation entre Alger et Bamako, d’autre part, sans qu’il soit possible d’établir un lien de causalité entre ces deux dynamiques. Cette séquence illustre ainsi la complexité des recompositions diplomatiques en cours au Sahel et en Afrique du Nord, où les États cherchent à consolider des partenariats multiples dans un environnement régional marqué par des intérêts parfois convergents, parfois concurrents. Samia Naït Iqbal

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