Amour, sexe et galères : Cleeveland s'invite au Zéphyr

L'humoriste Cleeveland sera sur la scène du Zéphyr le samedi 19 septembre à 20 heures pour présenter son spectacle « Tout ou rien »
Cleeveland, ou devrais-je dire Tania, tu te produiras le samedi 19 septembre au Zéphyr. Ce sera ton deuxième rendez-vous avec le public guyanais. Comment te sens-tu ? J'ai hâte d'y être ! Il y avait énormément de demandes. J'ai fait des dates en Martinique, en Guadeloupe et même à l'étranger, et on me demandait tout le temps : « À quand la Guyane ? » Donc c'était une évidence. En plus, on arrive à la fin de la tournée. Je ne pouvais pas terminer ce tour sans passer par la Guyane. On te connaît grâce à tes vidéos sur les réseaux sociaux, mais sur scène, c'est un tout autre exercice. Comment se passe le passage des réseaux à la scène ? Ce n'est pas facile du tout. Sur les réseaux sociaux, on peut refaire plusieurs prises, monter la vidéo... Les abonnés ne voient que le résultat final. Sur scène, c'est complètement différent. Il faut avoir de la répartie, savoir réagir sur le moment. Mon spectacle est très interactif, donc il faut beaucoup de répondant. Après, j'ai toujours été un peu insolente, donc ce n'est pas un exercice qui me fait peur. Ton spectacle s'intitule Tout ou rien. On pourrait penser qu'il parle essentiellement de relations amoureuses... En réalité, c'est une rétrospective de ces dernières années, depuis que j'ai quitté mon poste à l'Éducation nationale. On parle bien sûr des relations amoureuses, mais pas seulement. Il y a aussi une partie consacrée au « Tania, aide-moi ! », où les spectateurs me posent leurs questions en direct, ainsi que celles de mes abonnés envoyées avant le spectacle. On parle de sexe, d'infidélité, de notre manière de voir les relations aujourd'hui. En parlant d'infidélité, quels sont pour toi les pires scénarios ? Pour moi, l'infidélité commence très tôt. Ça peut être un like, un compliment un peu ambigu, une façon de s'adresser à quelqu'un ou d'accepter certains compliments. Pour moi, c'est déjà une limite. Après, je sais aussi que je suis quelqu'un de très possessif. Beaucoup diront que l'infidélité commence au moment des échanges ou du passage à l'acte, mais moi, ma limite arrive bien avant. Et toi, est-ce que tu as déjà vécu ce genre de situation ? Oui, mais je ne l'ai appris qu'après. Sur le moment, je ne m'en suis pas rendu compte. Après, je ne pense pas que les hommes soient assez fous pour faire ça ouvertement avec moi. (Rires.) Je suis gentille, calme, douce... enfin, ça dépend ! De mon côté, je n'ai jamais été infidèle. Il y a peut-être eu des situations ambiguës, mais jamais d'infidélité. Et puis, je suis rarement en couple. Quand je m'engage avec quelqu'un, c'est pour du sérieux. Dans ton spectacle, tu donnes aussi des conseils. On va faire un petit jeu. Tu as un copain, mais il est radin : tu gardes ou tu jettes ? Ça dépend. Financièrement, je ne dépends pas d'un homme, donc le fait qu'il soit radin n'est pas forcément un problème. Une relation, c'est du 50-50. Mais si je suis la seule à donner, là, on jette. Après, certaines personnes sont économes pour de bonnes raisons. En revanche, aujourd'hui, je ne prendrai pas quelqu'un qui ne fait rien de sa vie. Peu importe son métier, tant qu'il est débrouillard et ambitieux. Tu envoies un message et on te laisse en vue. Tu gardes ou tu jettes ? Je garde... et j'attends. Parce que moi aussi, ça m'est déjà arrivé de répondre une ou deux heures plus tard. Même si quelqu'un me répond trois jours après, j'ai besoin d'analyser avant de tirer des conclusions. Tu as un copain, mais il est très jaloux. Tu gardes ou tu jettes ? Je garde... parce que moi-même, je suis possessive. (Rires.) Il te dit : « Je vais dormir », mais tu le vois connecté à trois heures du matin. Tu gardes ou tu jettes ? Je garde, parce qu'il me faut plusieurs éléments avant de me faire une idée. Je ne veux pas toujours imaginer le pire. Moi-même, j'ai une vie atypique, je suis toujours à 2 000 à l'heure et il m'arrive de parler business jusqu'à trois heures du matin. C'est ce genre d'échanges que le public retrouvera pendant ton spectacle ? Oui, et bien plus encore. On parle des relations dans leur ensemble. Le but, c'est que le public se sente à l'aise, comme dans une discussion entre amis. On échange, on débat, on analyse les situations ensemble... et surtout, on rigole.
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