Coup dur pour Tesla : la France interdit la conduite autonome et brise le rêve de milliers de conducteurs

Alors que la conduite autonome de Tesla est progressivement déployée en Europe, la France a choisi son camp : ce sera sans le FSD. Le Ministre des Transports évoque officiellement un niveau de sécurité encore insuffisant.
Les technophiles étaient à deux doigts de toucher leur rêve, celui de la conduite entièrement autonome. Pour mettre toutes les chances de leur côté, ils ont acheté une Tesla, puis ont coché comme demandé l’option FSD facturée à l’époque 7 500 € avant d’attendre sagement le feu vert des autorités. Hélas pour eux, le gouvernement vient de doucher leurs derniers espoirs en bloquant officiellement le FSD en France. Un veto ministériel qui douche les espoirs des technophiles Si cette fonctionnalité est désormais proposée sous la forme d’un abonnement à 99 €/mois, ceux ayant payé cet équipement cash l’ont bien mauvaise. Leur solution ? S’adresser directement à Philippe Tabarot, le ministre des Transports, qui a confirmé dans une vidéo que « les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l’état ». N’espérez donc pas voir le FSD chez nous de sitôt. Quand les excès de vitesse et le laxisme du système font tiquer le gouvernement Alors que les Pays-Bas ont ouvert la voie au système depuis maintenant trois mois, la France reste profondément sceptique sur la chose... et contrairement à ce que l’on pense, elle n’est pas la seule : la Suède s’interroge aussi sur le dispositif, capable notamment de dépasser les limitations de vitesse. Et c’est précisément ce dernier point qui a secoué le ministère des Transports. Un pilote automatique qui commettrait des excès de vitesse est hors de propos. Des dérapages inacceptables sur les limitations de vitesse Notre ministre se montre particulièrement alarmiste en expliquant que, « dans certains cas, un véhicule peut ainsi aller jusqu’à 50 % au-dessus de la limite de vitesse autorisée ». 50 % ? N’est-ce pas exagéré pour agiter des peurs irrationnelles ? Pas vraiment en fouillant le web : des Américains rapportent des excès allant jusqu’à 10 mph au-dessus de la vitesse autorisée, soit près de 16 km/h en trop. Une surveillance jugée bien trop légère lors des manœuvres critiques Sur une limitation de vitesse fixée à 30 km/h, le dépassement de 50 % est effectivement envisageable. L’autre point de friction concerne la surveillance des utilisateurs qui est jugée insuffisante. Selon le ministre, le système ne peut correctement vérifier l’aptitude du conducteur lors de manœuvres critiques « comme les changements de voies, les passages d’intersection ou de ronds-points ». Vers un grand sommet national pour accélérer le véhicule autonome français C’est pourtant bien l’inattention qui peut se révéler fatale au volant. De plus, Philippe Tabarot tient à rappeler qu’en cas d’accident avec ces équipements activés, le conducteur reste pénalement responsable. Rétrograde, notre ministre ? Prudent, surtout : « je réunirai [...] à l’automne l’écosystème français du véhicule autonome pour présenter les leviers qui permettront d’accélérer le déploiement de cette technologie ». 👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp. Source : Agora.gouv
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