Coupe du monde 2026 – Lionel Messi, immortel, envoie l’Argentine en finale de Coupe du monde

À 39 ans, alors que l’Argentine était dos au mur et à quelques minutes de quitter la Coupe du monde, il a déposé deux nouvelles offrandes à ses coéquipiers. Oui, Lionel Messi est encore le meilleur joueur du monde. Et franchement, il va falloir vivre avec. Les Anglais ont pourtant cru avoir fait le plus dur en ouvrant le score. Surtout, ils avaient réussi à rendre le GOAT presque humain. On l’a vu murmurer quelques grossièretés à des Anglois belliqueux, participer à cette baston que les hommes se livrent en souvenir des Malouines et de Diego. On l’a vu à terre, touché comme d’autres dans cette âpre bataille. Quelques ballons touchés loin du but, des accélérations aussitôt contenues, et cette démarche qui, avec les années, donne toujours un peu plus l’impression que la fin a sonné. Puis il s’est rappelé qu’il était au-dessus de tout ça. Lui, le plus grand joueur de l’histoire ne pouvait pas se contenter de respecter les lois de la nature ; il préfère continuer des les défier. La fin ? Mais quelle fin ? À la 85e minute, l’Argentine joue rapidement un corner. Le ballon revient sur Messi, qui trouve Enzo Fernández à l’entrée de la surface. Le milieu argentin à la gâchette facile envoie un nouveau missile, cette fois dans la cage de Jordan Pickford. Première offrande. Sept minutes plus tard, alors que les Three Lions se remettent à peine de leur première claque, Alexis Mac Allister tape le poteau, moment choisi par la Pulga pour effacer son vis-à-vis, lever la tête et centrer du pied droit. Lautaro Martínez surgit et envoie l’Argentine en finale d’un coup de tête. Deuxième offrande. Deux passes décisives en sept minutes pour le meilleur passeur de l’histoire de la Coupe du monde (12). Voilà le Messi de 2026. Plus besoin de passer quatre-vingt-dix minutes à torturer son adversaire. Il peut marcher, disparaître et vous laisser croire que vous avez enfin réussi à le contenir. Puis il lui suffit de quelques secondes pour rappeler que vous n’aviez absolument rien compris. On avait annoncé sa fin après les défaites de l’Argentine en Copa América, après son départ du Barça, après son passage au PSG, puis après son exil en MLS. À chaque fois, il est revenu avec une nouvelle raison de nous faire regretter d’avoir douté. Bien sûr qu’il court moins vite. Bien sûr qu’il ne presse presque plus. Mais quand vous voyez plus vite que les autres, que vous comprenez mieux qu’eux et que vous êtes capable de réaliser en quelques secondes ce dont certains joueurs rêveraient pendant toute une carrière, les kilomètres parcourus deviennent anecdotique. Quand un match se referme, que les jambes tremblent et que tout un pays commence à manquer d’air, celui que l’on cherche est encore et toujours Lionel Messi. Il est toujours là, alors qu’il avait déjà obtenu la fin parfaite. Une Copa América, une Coupe du monde et la possibilité de laisser tranquillement sa place à la relève. Mais Messi ne veut visiblement pas de fin parfaite : il préfère continuer à nous faire mentir et repousser lui-même l’heure du générique. Et rien ne dit que la finale de dimanche contre l’Espagne, sa deuxième maison, soit encore le dernier épisode. Qu’est-ce que tu as foutu, Angleterre ?Par Mamadou Junior Diop
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