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Coupe du monde 2026. Malgré leur attitude parfois irritante, les Argentins arrachent leur qualification pour la finale en dominant l’Angleterre

Coupe du monde 2026. Malgré leur attitude parfois irritante, les Argentins arrachent leur qualification pour la finale en dominant l’Angleterre

L’Argentine s’est qualifiée mercredi pour la finale de la Coupe du monde en battant l’Angleterre (2-1). Menés jusqu’à la 85e minute, les tenants du titre ont renversé le match en sept minutes grâce à deux passes...

Les dieux du foot ont décidé de placer une auréole d’invincibilité au-dessus de la tête des Argentins. Qu’importent les éléments, la pression, l’adversaire ou l’enjeu, et malgré leur incessante irritabilité, les champions du monde ont de nouveau fait basculer la rencontre en leur faveur contre l‘Angleterre, mercredi soir, comme ils l’avaient fait contre la Suisse (3-1) en quarts de finale. Menés 1-0 à la 85e, les coéquipiers de l’inoxydable Leo Messi (deux délicieuses passes décisives) ont marqué deux buts en sept minutes et se sont offert le droit de défendre leur titre contre l’Espagne, dimanche (21h). Un scénario cruel pour de valeureux Anglais. Les choix tactiques en fin de rencontre du sélectionneur Thomas Tuchel feront causer ces prochains jours outre-Manche. Comment l’Argentine a-t-elle encore renversé le destin ? Mercredi soir, à quel point était-ce dur pour un supporter français de se poser dans son canapé, bière amère à la main, et regarder Angleterre-Argentine ? Cette rencontre aurait dû être l’analyse du futur adversaire des Bleus dans la quête d’une troisième étoile. C’était finalement celle pour la troisième place. Une torture. Maintenant, en tentant de prendre du recul, jeter un œil sur la deuxième finale de ce Mondial de la démesure permettait de conforter une chose : l’Argentine confirme qu’elle est bel et bien devenue la rivale numéro un. Et pour tout le monde, semble-t-il. Depuis la finale de 2022, tout, dans cette équipe, inspire l’envie du défi, à part l’idole intouchable Léo Messi, dont les Anglais ont pu constater le totem d’immunité qu’il portait, tant la première bousculade à l’encontre du capitaine (37e) provoquait l’ire de tous ses camarades et la réaction automatique pour l’arbitre de sortir un carton jaune, alors que les Argentins en méritaient trois depuis le début de la rencontre. Sinon, les autres, par leur grinta poussée à l’extrême et leur attitude franchement peu appréciable, ne méritaient guère de louanges. Twitter.com / Contenu embed X Le dilemme des supporters français face à ce choc C’était donc dans une drôle de position que, nous, latins et ennemis éternels des voisins anglais, étions : se retrouver à soutenir les soldats de Sa Majesté. Préférer voir l’Angleterre glaner sa première étoile ou regarder l’Albiceleste en enchaîner une deuxième ? Le choix était cornélien, on vous l’accorde, mais dans l’instant, la première option, à regret, était la moins pire. Et c’est celle que le karma n’a pas choisie. Cette demi-finale entre deux nations à l’historique commun si riche et vintage, dans laquelle chaque coup d’épaule renvoyait à la guerre des Malouines et chaque décision litigieuse faisait penser à la “Main de Dieu” de Sir Diego Maradona lors du mythique quart de finale de 1986, a offert une rencontre à la hauteur de son passé. Un dénouement cruel pour l’Angleterre La première période a été un exemple d’observation, de tests, de provocations. Mais une fois que les Anglais ont fait sauter le verrou adverse sur un superbe but de Gordon (55e) qui reprenait un centre venu de la droite, c’était une autre rencontre qui commençait. Les Argentins arrêtaient leur mesquinerie et multipliaient les offensives. Le sauvetage de Dejd Spence sur Giuliano Simeone (57e), les parades de Jordan Pickford (69e, 85e), deux poteaux et un serrage de fesses de plus d’une demi-heure des Britanniques n’ont pas suffi. Les agaçants Enzo Fernandez et Lautaro Martinez, sublimés par Messi, faisaient tout basculer en sept minutes. Ce sera donc Espagne-Argentine en finale, et France-Angleterre pour la 3e place.

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