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Dans les sous-sols de l’Institut Pasteur, on étudie les moustiques pour lutter contre des virus

Dans les sous-sols de l’Institut Pasteur, on étudie les moustiques pour lutter contre des virus

« Sus aux moustiques ! » (4/4). Dans l’insectarium parisien, les chercheurs élèvent et bichonnent des milliers de moustiques pour tenter de mieux comprendre comment dengue, chikungunya ou fièvre jaune, des arbovirus dangereux pour l’homme, cheminent et se multiplient dans leur corps.

Tapette, sandale ou revue à la main, qui n’a pas passé une soirée ou une nuit d’été à chasser les moustiques, éternels empêcheurs de dormir en paix ou de siroter l’apéro au jardin ? Difficile d’imaginer que dans des caves du 15e arrondissement parisien, d’autres bichonnent toute l’année ces insectes honnis. Les élèvent patiemment. Nourrissent leurs larves de levure de bière et de croquettes pour chat. Et leur permettent de grandir et de se reproduire dans des conditions idéales, sur des airs de Céline Dion. S’il n’a pas été scientifiquement prouvé que Pour que tu m’aimes encore favorise aussi l’accouplement des animaux, c’est toutefois bien à des fins de recherche médicale que ces moustiques sont choyés au sous-sol du bâtiment Metchnikoff (du nom du Prix Nobel de médecine de 1908, considéré comme le père de l’immunité cellulaire), dans un petit insectarium inauguré à l’Institut Pasteur en 2019. Il vous reste 85.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

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