Des hauts et des bas pour place George-V
Il fallait s’y attendre : avec Muse sur les plaines, place George-V risquait de connaître une soirée plus tranquille, vendredi.
Royel Otis a malgré tout sauvé la mise en fin de soirée. Quoique peu connu du grand public, le duo australien ne jouait pas complètement en terrain étranger. S’il s’agissait de sa première performance à Québec, il avait visiblement déjà conquis le cœur de plusieurs festivaliers dans l’assistance. Vers 21 h 15, au début de leur spectacle, place George-V n’était toutefois remplie qu’à moitié. Otis Pavlovic et Royel Maddell ne se sont pas beaucoup adressés à la foule, mais ils seront assurément pardonnés. Avec un programme de 23 chansons, ils devaient enchaîner les morceaux sans perdre de temps. Assez linéaire et sans grand éclat, leur performance a charmé le public du FEQ. Leur succès Who’s Your Boyfriend a notamment été accueilli avec de nombreux cris, au même titre que l’entraînante Say Something. Il fallait s’y attendre: leur reprise de Linger (The Cranberries) ainsi que celle de Murder On The Dance Floor (Sophie Ellis-Bextor) ont ravi les festivaliers. Cette dernière a d’ailleurs transformé le site en véritable plancher de danse le temps de quelques minutes. Pour le plus grand bonheur de tout le monde. Un duo surprenant Divertissants ou carrément débridés? Difficile de définir exactement la proposition de Virgile et Elliott Arndt. Une chose est sûre: leur recette fonctionne extrêmement bien. Réunis sous le nom Faux Real, les deux frères sont débarqués sur scène avec des costumes blancs coordonnés: hauts courts à manches longues, jeans et jupes plissées. Dès sa première chanson, le surprenant duo franco-américain a fait naître des sourires sur les visages avec son énergie. On a même pu observer l’attraction qu’il a eue sur les festivaliers. Tout d’abord éparpillés sur le site, les spectateurs se sont tranquillement rassemblés devant la scène de droite, captivés par les chorégraphies des chanteurs. Ces danses étaient contagieuses parce que la foule a même imité plusieurs de leurs mouvements. Qu’il s’agisse de faire le serpent sur The United Snakes of America ou de mimer un cœur pendant Love On The Ground. Certains artistes auraient sans doute été déçus de jouer devant une place George-V aussi peu remplie à 19 h. Si c’était le cas de Faux Real, ça ne paraissait pas du tout. Même sans musicien, le duo était efficace à souhait. Cette performance à la fois musicale et un peu théâtrale (quasi humoristique par moment) a injecté une belle dose de dynamisme au cœur d’une soirée somme toute plus tranquille. Le duo a terminé la soirée par un troisième bain de foule avec Kindred Spirit. Tout un éventail d’univers Les festivaliers qui sont arrivés tôt sur le site ont eu l’occasion de découvrir toute une panoplie d’univers. Des mondes qui s’enchaînaient toutefois drôlement les uns les autres. Après la performance déjantée de Faux Real, le groupe BALTHVS est, æpar exemple, débarqué sur l’autre scène Avec eux, les mélomanes avaient certainement de quoi se mettre sous la dent... mais la formation colombienne n’a pas réussi à rassembler tous les spectateurs. Une grande partie de la foule discutait malheureusement un peu partout sur le site. Quoiqu’excellents, les trois musiciens étaient souvent cantonnés à leur podium respectif. «C’est notre première fois dans cette ville. Merci beaucoup tout le monde», a lancé l’un des musiciens, en français, en fin de parcours. À 18 h 25, l’univers un peu déroutant de No Joy a lui aussi eu de la difficulté à capter l’attention de chaque spectateur. Bye Parula Impossible de résister aux chansons de Bye Parula! Avec ses rythmes contagieux, le trio montréalais avait de quoi donner envie de se déhancher ou, du moins, de taper du pied en début de soirée. Après avoir navigué dans l’univers de son plus récent album, Something Out Of Nothing, la formation a surtout conclu sa performance avec un morceau de 2023, Majas. Une pièce certes plus douce, mais assurément la plus puissante de leur spectacle, sur laquelle les trois membres du groupe, Loïc Calatayud, Sebastián Riquelme et Sergio D’Isanto, ont tous brillé chacun à leur manière. Le Festival d’été de Québec se poursuit jusqu’au 19 juillet. Pour notre couverture complète de l’événement, c’est ici.
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