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Deux bars gays ouvrent à Luxembourg : «Il nous faut ce type d’espace pour exister»

Deux bars gays ouvrent à Luxembourg : «Il nous faut ce type d’espace pour exister»

Alors que les lieux dédiés à la communauté LGBTQ+ s’étaient raréfiés dans la capitale, le Glëck et le Dorothy’s ont ouvert leurs portes en juin, ravivant une scène nocturne qui semblait avoir disparu. C’est un renouveau inattendu pour la communauté LGBTQ+ du Luxembourg, et plus particulièrement de la capitale : après des mois sans bar ...

Alors que les lieux dédiés à la communauté LGBTQ+ s'étaient raréfiés dans la capitale, le Glëck et le Dorothy's ont ouvert leurs portes en juin, ravivant une scène nocturne qui semblait avoir disparu. C'est un renouveau inattendu pour la communauté LGBTQ+ du Luxembourg, et plus particulièrement de la capitale : après des mois sans bar gay, deux nouveaux établissements dédiés à la communauté ont ouvert leurs portes en juin dernier. Le Glëck, au milieu de la Grand-Rue, et le Dorothy's, sur les Rives de Clausen. Deux espaces qui apportent un nouveau souffle à la population queer du pays : rappelons que 48 % des personnes LGBTQ+ interrogées au Luxembourg disent éviter de tenir la main de leur partenaire du même sexe en public et 25 % évitent même certains endroits par peur d'être agressées. «Nous sommes dans un pays relativement safe, mais c'est vrai qu'il y a parfois des petits regards qui peuvent déranger, surtout pour un premier rendez-vous», appuie Benjamin Bart, propriétaire du Glëck. Ce Français originaire de Strasbourg s'est installé au Luxembourg il y a une dizaine d'années. Après avoir travaillé dans plusieurs établissements de la capitale, il a participé à l'ouverture du Letz Boys, avant de se lancer à son compte avec le Glëck. Un établissement qu'il a choisi de reprendre après la fermeture du précédent bar LGBTQ+ qui occupait les lieux. «Mon objectif, c'était vraiment d'accueillir la communauté. Parce que, de ce que je vois en Europe et ailleurs, nos droits sont encore bafoués. Donc il nous faut ce type d'espace pour... exister, en fait, tout simplement», explique-t-il. La demande est là Et si les réseaux sociaux et les applications de rencontre ont changé les habitudes, ils n'ont pas fait disparaître le besoin de se retrouver physiquement. Au Glëck, Benjamin Bart dit d'ailleurs accueillir «toute la communauté», avec une clientèle allant de 19 à plus de 70 ans. Pour lui, c'est précisément cette diversité qui fait la force d'un ... Cet article est réservé aux abonnés. Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.

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