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Enseignants contractuels communaux non retenus : les syndicats menacent de paralyser la rentrée scolaire sans la signature des arrêtés d’engagement

Enseignants contractuels communaux non retenus : les syndicats menacent de paralyser la rentrée scolaire sans la signature des arrêtés d’engagement

Le Collectif des enseignants contractuels communaux non retenus de Guinée s’est fortement mobilisé, ce samedi 1er août, à la Bourse du Travail, afin d’attirer une nouvelle fois l’attention des autorités sur la situation préoccupante qu’il traverse. Les échanges ont notamment porté sur la correction immédiate des anomalies relevées sur les listes, leur finalisation sans exclusion, [...] L’article Enseignants contractuels communaux non retenus : les syndicats menacent de paralyser la rentrée scolaire sans la signature des arrêtés d’engagement est apparu en premier sur Mediaguinee.com .

Le Collectif des enseignants contractuels communaux non retenus de Guinée s’est fortement mobilisé, ce samedi 1er août, à la Bourse du Travail, afin d’attirer une nouvelle fois l’attention des autorités sur la situation préoccupante qu’il traverse. Les échanges ont notamment porté sur la correction immédiate des anomalies relevées sur les listes, leur finalisation sans exclusion, omission, substitution ni retard, entre autres préoccupations. Ces plus de 4 000 enseignants contractuels, qui dispensent des cours sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les localités les plus reculées, ont averti que si leur arrêté d’engagement à la fonction publique n’est pas signé durant les vacances scolaires, ils solliciteront l’appui de l’Intersyndicale de l’éducation pour engager un mouvement de grève. Dans son intervention, Diaka Sow, coordinateur du Collectif des enseignants contractuels communaux non retenus de Guinée, s’est exprimé au nom de ses collègues, en plaidant pour un dénouement favorable avant la prochaine rentrée scolaire. « Aux secrétaires généraux, je porte la voix de 4 000 enseignants contractuels. Nous vous invitons rapidement à défendre notre dossier auprès du gouvernement. Faites tout votre possible pour que l’arrêté des 4 500 soit signé pendant ces vacances. À défaut de cela, vous allez nous permettre de déclencher une grève générale et illimitée. Tant qu’il n’y a pas d’arrêté d’engagement, il n’y aura pas de cours. Terminé ! », a-t-il déclaré. Le coordinateur du collectif a également profité de cette rencontre pour interpeller le président de la transition, Mamadi Doumbouya, sur la situation des enseignants contractuels. « J’adresse une plaidoirie au président Mamadi Doumbouya, père de tous les 4 000 enseignants contractuels. On est soumis à l’éthique du pays, on est partis enseigner dans les villages. Aujourd’hui, on a fait le concours spécifique à pratiques de classe et on a obtenu la moyenne requise », a-t-il déclaré. Prenant la parole à son tour, le responsable de la communication du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Mohamed Bangoura, a tenté de rassurer les enseignants contractuels quant à l’aboutissement de leur intégration à la fonction publique. « Contractuels communaux, je vous rassure que vous êtes déjà à la fonction publique. Pourquoi je le dis ? Le gouvernement nous a donné deux mois renouvelables une fois pour le traitement de votre dossier. Nous nous sommes dit : c’est le terrain qui commande. Deux mois renouvelables une fois, c’est-à-dire quatre mois. Et allez-y comparer, les jours sont payés à 350 000. Nous nous sommes dit, entre nous, ce n’est pas 350 000 par 30 mois qui va faire de nous des hommes nantis. Derrière, il y a nos sœurs, nos frères, nos tantes, nos neveux, qui n’attendent que le compte rendu de cette commission pour avoir un espoir. Nous nous sommes dit : quatre mois, c’est trop. Il faut réduire le travail à deux semaines. Si nous allons avoir de l’argent, ce n’est pas sur le dos de ces pauvres enseignants qui souffrent et qui pleurent. Nous nous sommes dit qu’il n’est plus question d’aller au MEPUA ou d’appeler pour la remontée des listes », a-t-il expliqué. Poursuivant son intervention, Mohamed Bangoura a justifié le retard enregistré dans le processus d’engagement par la volonté des parties prenantes d’éviter toute erreur ou omission dans les listes définitives. « Et au moment où je vous parle, de Conakry à Genève et de Genève à Conakry, nous avons fini de traiter votre dossier. Et nous nous sommes dit qu’après la publication de cette liste, il ne faudrait pas entendre quelqu’un dire : “Vous m’avez oublié.” Alors, voici ce qui explique le retard. Nous avons demandé simplement à la Commission de négociation de mettre les moyens logistiques et financiers à notre disposition afin que nous puissions aller dans la dernière sous-préfecture de la Guinée pour savoir si on n’a pas oublié quelqu’un derrière nous. Et nous l’avons fait selon les recommandations du secrétaire général de l’Intersyndicale, de la FSPE et du SNE, qui nous ont dit ceci : “Si jamais un seul enseignant reste et qu’il dise qu’il n’a pas retrouvé son dossier dans la liste, alors vous allez assumer l’entière responsabilité.” Donc, c’est pour vous dire que personne ne sera épargné », a-t-il assuré. De son côté, Michel Pépé Balamou, représentant du Syndicat national de l’éducation, est revenu sur les nombreuses difficultés auxquelles fait face le système éducatif guinéen, notamment le déficit d’enseignants dans les établissements publics. Il a averti qu’aucune rentrée scolaire ne devrait avoir lieu sans l’engagement des enseignants contractuels concernés. « Le quatrième message, c’est qu’il n’y aura pas de possibilité qu’on ouvre les classes dans ces conditions où il y a 18 000 enseignants qui manquent à l’école de la République, qu’on puisse ouvrir l’école de la République à l’ouverture des classes sans que vous ne soyez engagés. C’est politiquement, didactiquement, académiquement et pédagogiquement insoutenable. Ça dit que ce n’est pas possible. Dans une école de la République où il y a 18 000 enseignants qui manquent, on ouvre les classes avec un manque de 18 000 enseignants et on s’attend à de bons résultats de la part de nos élèves. C’est incohérent. Donc, l’État doit tout faire pour qu’avant l’ouverture des classes, chaque classe ait un enseignant et que chaque matière ait aussi un enseignant », a-t-il déclaré. Mamadou Yaya BARRY L’article Enseignants contractuels communaux non retenus : les syndicats menacent de paralyser la rentrée scolaire sans la signature des arrêtés d’engagement est apparu en premier sur Mediaguinee.com .

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