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France: le Quai d'Orsay recadre après la polémique sur les visas accordés aux ressortissants algériens

France: le Quai d'Orsay recadre après la polémique sur les visas accordés aux ressortissants algériens
Source:rfi_fr

L'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, avait provoqué un tollé au sein de la droite et de l'extrême-droite françaises en annonçant une augmentation des visas délivrés aux Algériens, lors d'un entretien avec le média local Tout sur l'Algérie. Depuis, le ministère des Affaires étrangères français a été obligé d'apporter des précisions.

France: le Quai d'Orsay recadre après la polémique sur les visas accordés aux ressortissants algériens L'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, avait provoqué un tollé au sein de la droite et de l'extrême-droite françaises en annonçant une augmentation des visas délivrés aux Algériens, lors d'un entretien avec le média local Tout sur l'Algérie. Depuis, le ministère des Affaires étrangères français a été obligé d'apporter des précisions. Publié le : Dans la presse algérienne, l'annonce d'un retour à la normale dans la délivrance des visas accordés aux ressortissants algériens – soit 250 000 visas délivrés chaque année par la France – a été accueilli comme « une main tendue ». Mais à Paris, la réaction de la classe politique n'a pas été sur le même registre. C'est surtout à droite et à l'extrême droite que les réactions ont été les plus épidermiques. Les responsables politiques, de Jordan Bardella à Bruno Retailleau, n'ont pas eu de mots assez durs pour critiquer cette annonce : « capitulation », « renoncement »... Les attaques ont fusé contre Emmanuel Macron, accusé de céder face à Alger, avec en filigrane la détention en Algérie du journaliste Christophe Gleizes, pour lequel les autorités ne donnent aucun signe en faveur d'une libération. À lire aussiTensions France-Algérie: «Il faut que Christophe Gleizes puisse retrouver sa grand-mère de 102 ans» Depuis, le Quai d'Orsay est lancé dans une opération déminage. Le ministère des Affaires étrangères indique qu'aucun objectif chiffré n'avait été fixé pour la délivrance de visas et assure aussi que cela ne faisait pas partie des « sujets discutés » dans le cadre « de la dynamique de réengagement avec l'Algérie » souhaitée par Paris. Une volonté qui s'est manifestée notamment par le retour de l'ambassadeur français à Alger en mai. Une communication du Quai d'Orsay qui est sonne aussi comme une manière de calmer la polémique nationale sur un sujet très sensible en France, surtout en période de campagne présidentielle.

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