Top·

Il veut retirer son plaidoyer Un sans-abri agresse sexuellement une femme qui voulait lui donner une couverture

Il veut retirer son plaidoyer Un sans-abri agresse sexuellement une femme qui voulait lui donner une couverture

Un homme qui a agressé sexuellement une bonne Samaritaine venue lui porter une couverture dans son campement souhaite maintenant retirer son plaidoyer de culpabilité, car on l’aurait « induit en erreur ». Il devait pourtant recevoir sa peine mercredi.

Un homme qui a agressé sexuellement une bonne Samaritaine venue lui porter une couverture dans son campement souhaite maintenant retirer son plaidoyer de culpabilité, car on l’aurait « induit en erreur ». Il devait pourtant recevoir sa peine mercredi. Gabriel Langlois, alias « Écho », a plaidé coupable à une accusation d’agression sexuelle en mai dernier au palais de justice de Montréal. Détenu dès son arrestation en octobre 2023, l’homme de 30 ans a recouvré sa liberté sous conditions un an et demi plus tard. Martine* aime aider les gens qui vivent dans la rue. À l’occasion, l’étudiante parle avec Gabriel Langlois, un sans-abri du secteur. Dans la nuit du 17 octobre 2023, elle le croise dans le quartier pour la première fois depuis quelques mois. Comme il fait froid, elle lui propose des couvertures. La jeune femme l’accompagne jusqu’à son campement dans le nord de la ville. Mais l’homme semble intoxiqué. « Il commençait à japper après les voitures, il marchait à quatre pattes », a témoigné Martine à l’enquête préliminaire. Quand elle souhaite partir, Gabriel Langlois s’avance et lui fait des « avances ». Il l’embrasse sur sa main et lui liche le doigt. « J’ai dit ark », a raconté Martine. Une dispute éclate. Martine tombe au sol. L’homme embarque sur elle alors qu’elle se débat en tentant de le frapper. « Il commençait à parler de trucs de la Bible, il m’a dit que je devais être sa femme. [Il m’a dit : “Je vais devoir t’imprégner” », a-t-elle témoigné à l’enquête préliminaire. Martine est terrifiée. L’agresseur lui lèche les cuisses et lui touche les parties intimes. L’homme commence à se fâcher : il se donne des coups sur le torse comme « King Kong ». « Il a commencé à se frapper la tête. Il disait : “Oh my god, qu’est-ce que j’ai fait ?”. Il est parti vers sa tente », a-t-elle témoigné à l’enquête préliminaire. Ces derniers détails ne se retrouvent toutefois pas dans la trame factuelle admise par le délinquant le printemps dernier. Au début du dossier, Gabriel Langlois était accusé d’avoir utilisé une arme pendant l’agression sexuelle. Or, à l’enquête préliminaire, Martine a affirmé qu’il n’avait « jamais » utilisé son couteau pour la menacer. Le chef d’accusation a donc été modifié. En mai dernier, Gabriel Langlois a reconnu avoir agressé sexuellement Martine. La Couronne et la défense disaient alors s’être entendues pour présenter une suggestion commune de peine. Le dossier a donc été reporté pour permettre à la victime de témoigner. Mais mercredi, l’avocate de la défense, Me Camille Blanchette-Sinotte, a demandé de se retirer du dossier pour « bris de confiance ». « Je retire le mandat », a confirmé le délinquant. « J’ai un doute raisonnable que j’ai été induit en erreur. Qu’on m’a mené vers un plaidoyer qui n’était pas vrai », a déclaré Gabriel Langlois. La juge Suzanne Costom l’a alors fortement encouragé à consulter un avocat s’il souhaite déposer une requête en retrait de plaidoyer. Gabriel Langlois semblait ouvert à obtenir de l’aide juridique. Il a d’ailleurs exprimé à quel point il était impressionné par le travail des avocats. « Juste faire des photocopies et faire assermenter, [j’ai trouvé ça] wow ! Vous faites ça de vos journées ! », s’est candidement exclamé Gabriel Langlois. Le dossier reviendra en cour en septembre prochain. Me Charles Doucet représente le ministère public. *Prénom fictif

This is a summary. Read the full article at the original source.

Read full article at lapresse_ca