Incendies en Gironde : "Il n'y a pas d'évacuation de la ville de Bordeaux programmée", assure le maire de la ville
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Alors que les incendies se poursuivent en Gironde dimanche 26 juillet, le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a accepté de répondre aux questions du journal de 13 heures.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.France Télévisions : Est-ce que vous pouvez nous dire précisément à quelle distance de Bordeaux se trouve l’incendie ?Thomas Cazenave, maire “Renaissance” de Bordeaux (Gironde) : Il est aujourd’hui à une quinzaine de kilomètres de la métropole bordelaise, donc entre 25 et 30 kilomètres du cœur de la métropole, c’est-à-dire de la ville de Bordeaux.Est-ce qu’il y a un sentiment de panique ou en tout cas d’angoisse qui monte en ce moment dans la ville ? Et est-ce que vous envisagez des évacuations ?Non, il n’y a pas de panique. Il y a eu d’ailleurs des fausses informations sur la situation à Bordeaux. Il n’y a pas d’évacuation de la ville de Bordeaux qui est programmée. Il y a eu des évacuations préventives dans un certain nombre de communes de la métropole pour protéger les populations et pour éviter de se retrouver, face au feu, à évacuer en catastrophe.Dans quel état d’esprit sont les Bordelais avec qui vous échangez en ce moment ?Il y a beaucoup d’inquiétude et d’attente. Je suis au parc des expositions où nous accueillons celles et ceux qui ont trouvé refuge ici. Ils attendent, ils veulent savoir quand est-ce qu’ils pourront rentrer chez eux, ce qui n’est pas possible aujourd’hui, tant que le feu n’est pas fixé, tant que nous n’avons pas des consignes de la préfecture et des pompiers. Il faut prendre son mal en patience. Il y a à la fois un peu d’inquiétude, un peu de lassitude qui est bien compréhensible, mais on est là pour les accompagner, les rassurer. Je dois dire qu’il y a une grande sérénité aussi. C’est un lieu collectif, il y a 2 500 personnes, on est monté jusqu’à 5 000, sans aucun incident, avec beaucoup de calme. Je trouve que la population est aussi à la hauteur de ce moment-là, qui est un moment de crise, et je dois dire avec beaucoup de solidarité entre les uns et les autres.Le ministre de l’Intérieur parle dimanche 26 juillet d’une situation "très défavorable". Vous êtes aussi pessimiste ?Je ne suis ni optimiste ni pessimiste. Je suis déterminé à ce que nous fassions face. Et faire face, c’est proposer des solutions alternatives quand il y a des évacuations, c’est ce que nous avons fait. Depuis le début de la crise, nous avons commencé par accueillir, par exemple, les réfugiés de Lège-Cap-Ferret. La mobilisation de tous les élus locaux et de tous les services publics se passe bien. C’est-à-dire que ça se passe dans l’ordre, ça se passe de manière méthodique, calme, sans jamais de panique. Voilà un peu notre état d’esprit. Je sais que les conditions météo jouent beaucoup. Si le vent se met de nouveau à souffler à l’est avec un peu de vigueur, ça rendra la tâche des pompiers difficile face à cette situation complètement inédite pour eux aussi.
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