"J'ai le sentiment d'être utile" : Franck raconte son engagement de sapeur-pompier volontaire dans le Finistère

Franck Hallosserie est sapeur-pompier volontaire au centre de secours de Concarneau, et salarié du Crédit agricole à Quimper. Son employeur l'accompagne dans son engagement.
« Mes responsables ont toujours été indulgents mais je ne peux m’empêcher de culpabiliser quand j’arrive au travail avec un peu de retard. » François Hallosserie, 55 ans, a pourtant une bonne raison. Il est employé au siège du Crédit agricole du Finistère à Quimper et sapeur-pompier volontaire à Concarneau. Désormais, il va pouvoir exercer cet « engagement citoyen » dans un cadre plus précis. Explications et témoignage. Convention de mise à dispositionFrançois Hallosserie est un spécialiste en assurances-vie à la caisse régionale du Crédit agricole du Finistère. Sapeur-pompier volontaire à Concarneau, il réalise des interventions sur le terrain. « Récemment, j’ai participé au secours d’une personne âgée vers 7h du matin. Le temps de l’emmener à l’hôpital, il était 8h30-9h. » À lire aussi Incendie : l’hélicoptère bombardier d’eau Morane 29 a atteint son quota d’heures dès la moitié de l’été Ce jour-là, Franck Hallosserie a embauché un peu plus tard. Jeudi 30 juillet 2026, la caisse du Crédit agricole du Finistère a signé une convention avec le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 29). Cette convention fixe un cadre et clarifie les choses. Je vais aussi bénéficier d’une quinzaine de jours pour suivre des formations de secours sur mon temps de travail. Franck Hallosserie.Difficulté de recruter des volontaires Le quinquagénaire assure des gardes dites « postées », c’est-à-dire de nuit ou le week-end. « Cela veut dire qu’on ne peut pas m’appeler lorsque je suis au travail. » La convention entre le Crédit agricole du Finistère et le Service départemental d’incendie et de secours a été signé, jeudi 30 juillet 2026, à Quimper. ©Matthieu GAINC’est d’ailleurs toute la difficulté de recruter des sapeurs-pompiers volontaires, selon le commandant Erwan Quéau, le chef du service volontariat. « Ce n’est pas simple d’avoir des personnes disponibles en semaine. Il faut aussi rappeler que 70 % des interventions ont lieu en journée ; 30 %, la nuit. » Près de 15 ans d’engagementDans le Finistère, le Service départemental d’incendie et de secours revendique « quelque 2200 pompiers volontaires ». Nous avons du monde dans les zones urbaines comme Brest. C’est plus compliqué pour les secteurs ruraux et périurbains. Le commandant Erwan Quéau, le chef du service volontariat.Le Sdis 29 donne toutes les informations sur son site pour devenir sapeur-pompier volontaire. François Hallosserie a, lui, près de 15 ans d’engagement au centre de secours de Concarneau. « J’ai le sentiment d’être utile », conclut-il. Infos pratiques. Sdis 29. Tél.: 02 79 19 12 40. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
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