“Je suis sûr à 100 % que c’était consenti” : le chanteur Tsew The Kid mis en examen pour viols conjugaux sur trois femmes

Le chanteur de RnB Tsew the Kid a été mis en examen en janvier dernier à Paris pour des faits présumés de viols conjugaux sur trois femmes et de violences sur une quatrième. Une cinquième plainte a également été...
Le chanteur de RnB Tsew the Kid, de son vrai nom Tsiry Ralaiarisedy, a été mis en examen en janvier à Paris pour des faits présumés de viols conjugaux sur trois femmes et de violences sur une quatrième, a appris l’AFP ce lundi de source proche du dossier. Une cinquième femme a également porté plainte. Toutefois, selon cette même source, le chanteur n’a pas encore été interrogé dans le cadre de cette dernière procédure. Le Parisien d’origine malgache, révélé en 2019 avec son premier EP et le titre Wouna. Placé sous contrôle judiciaire, il est néanmoins autorisé à poursuivre son activité artistique. Il a d’ailleurs publié un nouveau morceau, Laisse-moi t’aimer, en juin dernier. L’artiste conteste l’ensemble des accusations Lors de son interrogatoire, dont l’AFP a eu connaissance, Tsew the Kid a nié les faits qui lui sont reprochés. “Tous les rapports ont toujours été consentis et il n’y a jamais eu de violences”, a-t-il assuré devant la juge d’instruction. Son avocat, appelle également “à la prudence” dans ce dossier. Il affirme que son client “se tient sereinement à la disposition de la justice [...] pour que la vérité soit faite, tout en continuant de se concentrer sur sa musique”. Des témoignages et des accusations multiples Les investigations portent sur plusieurs témoignages. L’une des plaignantes accuse le chanteur de l’avoir pénétrée analement avec un objet en décembre 2023 alors qu’elle se trouvait sous l’emprise de la Salvia, une plante hallucinogène. L’artiste affirme au contraire avoir simplement veillé sur elle “en tant que gardien sobre et bienveillant”. Une autre femme l’accuse de lui avoir imposé des pénétrations vaginales en 2020, alors qu’elle était âgée de 18 ans. Après leur relation, le chanteur lui avait adressé une lettre dans laquelle il écrivait : “Je t’ai trahie, j’ai abusé de ta confiance [...] je me rends compte maintenant que le premier rapport qu’on a eu n’était pas consenti.” Devant la juge, il a toutefois maintenu que ce rapport était, selon lui, “consenti sur le coup”. Une troisième plaignante dénonce un viol avec violences commises en août 2024. Enfin, une quatrième femme accuse l’artiste de violences, notamment de deux tentatives d’étranglement. Elle s’est vue prescrire 30 jours d’interruption totale de travail (ITT) en raison d’un stress post-traumatique. Les avocates des plaignantes évoquent un “mécanisme d’emprise” Pour les avocates des parties civiles, Emma Eliakim et Missiva Chermak Felonneau, la multiplication des témoignages met en évidence “un mécanisme d’emprise et de toute-puissance” visant des femmes qu’elles estiment particulièrement vulnérables en raison de leur jeune âge ou de traumatismes antérieurs. La juge d’instruction a, à ce stade de l’enquête, estimé que les éléments recueillis constituaient des indices graves ou concordants justifiant la mise en examen du chanteur. L’enquête se poursuit.
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