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Jelly Roll: une fête qui dépasse le country

Jelly Roll: une fête qui dépasse le country

Feux d’artifice, karaoké et rap: ceux qui sont venus sur les plaines pour un spectacle country dimanche soir sont peut-être repartis déçus. Mais Jelly Roll a offert une des soirées les plus mémorables du Festival d’été de Québec, avec l’aide d’un jeune talent local.

Chapeaux et bottes de cowboy ont rempli les plaines dimanche, lors de l’ultime soirée du Festival d’été de Québec (FEQ). Malgré une température plutôt froide, les amateurs de country étaient au rendez-vous. Mais, fidèle à son identité artistique, ce n’est pas un concert country traditionnel qu’a présenté Jelly Roll dimanche, ni une célébration de ses propres succès. Jason «Jelly Roll» DeFord était plutôt là pour faire «de la vraie musique, pour des vraies personnes, avec des vrais problèmes». Et il a livré la marchandise. «C’est le plus gros spectacle que je n’ai jamais joué au Canada. C’est peut-être un des plus gros spectacles que j’ai faits de ma vie», a-t-il déclaré, estomaqué devant l’accueil des festivaliers. Si la voix de Jelly Roll n’a rien d’exceptionnel, le chanteur se démarque par son charisme et sa connexion réelle avec le public. Pendant qu’il chante, l’artiste regarde les spectateurs dans les yeux, les pointe et leur fait des signes. Jason Bedford est tout aussi généreux avec ses musiciens: un batteur hors pair, trois choristes enthousiastes, un guitariste et un bassiste arborant une casquette des Nordiques. Tous excellents et débordant d’énergie, ils ont plusieurs occasions pour démontrer leur talent. Le chanteur country, qui a commencé sur la scène hip-hop et mélange aujourd’hui plusieurs genres, a multiplié les reprises au cours de la soirée. Dans un mix en début de spectacle, Jelly Roll a démontré la variété de ses influences. Il a interprété du Black eyed peas, creed, TLC, Snoop Dog et des Backstreet Boys à l’aide de ses talentueux choristes. Daughtry détonne Si Daughtry avait ouvert pour Muse, ou encore Limp Bizkit, il aurait peut-être été mieux accueilli. Le rock mélancolique du groupe, avec quelques pointes de métal, n’était clairement pas dans les cordes de plusieurs spectateurs vêtus de chapeaux de cowboy, dimanche soir. Pourtant, «l’un des groupes de rock les plus visibles et vendus du 21e siècle» a offert une prestation solide pour sa première visite à Québec. Malgré quelques problèmes de son, le chanteur Chris Daughtry a réussi à démontrer la prouesse singulière de sa voix. Les bras complètement tatoués, il a interagi avec la foule à plusieurs reprises. «Je ne sais pas comment vous appelez ce genre de rock ici. Mais aux États-Unis, on appelle ça Rock de papa divorcé. Voulez-vous entendre du classique rock de papa divorcé?» a-t-il demandé, à la blague. «Ces chansons sont nées de deuil, noirceur, santé mentale. Quelque chose qu’on peut tous comprendre.» — Chris Daughry Le groupe ontarien James Barker Band a donné le ton au début de la soirée en démontrant sa versatilité. Des accents rock au blue grass, en passant par un new country à la Luke Combs, le quatuor a offert un concert dynamique présentant différentes facettes du country. Le chanteur James Barker, dont la voix rappelle celle de Keith Urban, a réussi à faire participer un public plus ou moins réchauffé. Pendant Livin the dream, il se vante de «boire de la bière» et «fumer du pot» en pénétrant la foule pour taper quelques mains. «N’êtes-vous pas divertis?», lance-t-il à la blague, en référence au film Gladiateur. En plus de sa performance vocale solide, James Barker offre plusieurs solos de guitare impressionnants. Les harmonies de Connor Stephen et l’accompagnement musical de Taylor Abram et Bobby Martin sont tout aussi convaincants. «Je pense qu’on n’a jamais joué pour autant de personnes auparavant», s’est-il réjoui en fin de concert.

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