World·

« La puissance ne repose plus seulement sur les territoires, les ressources ou l’armée : elle dépend de la capacité à contrôler les flux »

« La puissance ne repose plus seulement sur les territoires, les ressources ou l’armée : elle dépend de la capacité à contrôler les flux »

Selon l’historien Xavier Carpentier-Tanguy, spécialiste des mondes marins, le bras de fer autour du détroit d’Ormuz révèle l’émergence d’une « rhéocratie », un nouvel ordre géopolitique où la puissance ne dépend plus seulement de la maîtrise des territoires mais aussi de la capacité à contrôler, sécuriser ou perturber les flux physiques et immatériels mondiaux.

La puissance est-elle en train de passer d’une logique de stock – la surface du territoire, l’importance des ressources, la force d’une armée... – à une logique de flux – le contrôle des accès, de l’information, des routes commerciales ? C’est la conviction de l’historien Xavier Carpentier-Tanguy, directeur de l’Observatoire géopolitique des mondes marins de la Fondation Jean Jaurès, qui analyse le détricotage des structures de pouvoir mises en place avec la mondialisation libérale. Selon lui, les crises actuelles rendent visible ce basculement et révèlent les points de vulnérabilité de cette nouvelle géopolitique qu’il qualifie de « rhéocratique » (du préfixe « rhéo- », le flux). Que nous révèle le bras de fer géopolitique autour du détroit d’Ormuz ? Il vous reste 93.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

This is a summary. Read the full article at the original source.

Read full article at lemonde