Le Croquembouche fermera sa boutique dans Saint-Roch
Après plus de 20 ans à attirer la clientèle dans son local sur la rue Saint-Joseph, le Croquembouche s’apprête à fermer les portes de son commerce pour des raisons de rentabilité.
La dernière journée de la boutique du Croquembouche a été mise au calendrier pour le 31 août. Après cette date, cette institution gourmande lancée en 2003 par Patrice et Christa Soulabaille n’aura plus pignon sur rue. «Afin d’assurer la continuité de ses activités et de poursuivre son développement, Le Croquembouche par George V recentre ses activités sur ses secteurs d’expertise: les services de traiteur, les partenariats avec les restaurateurs et la production artisanale de pâtisserie et viennoiserie», informe-t-on sur le site web de la pâtisserie-boulangerie. Ce virage a aussi été partagé sur les réseaux sociaux, lundi en début d’après-midi. Une rentabilité absente En entrevue avec Le Soleil, la présidente du Groupe Majorat, Aude Lafrance-Girard, souligne qu’il s’agit d’une «décision qui est portée vers l’avenir». Propriétaire du Croquembouche depuis 2018, le Groupe Majorat tient également les rênes du traiteur George V, de l’hôtel Château Laurier sur la Grande-Allée et de l’hôtel Château Bellevue dans le Vieux-Québec. «On est des opérateurs qui ont d’autres entreprises. C’est une décision d’affaires qui est pour protéger l’avenir de l’entreprise et pour tenter de la faire croître. Pendant huit ans, on a géré la boutique du mieux qu’on le pouvait», fait-elle savoir. «Malheureusement, la rentabilité n’était pas au rendez-vous.» — Aude Lafrance-Girard, présidente du Groupe Majorat Le modèle d’affaires de ce groupe, propriété de la famille Girard, en est également pour quelque chose. «Auparavant, les propriétaires étaient tout le temps sur place. C’est certain qu’on a un modèle différent. Cette différence a peut-être joué dans le fait que, pour nous, c’était moins rentable d’opérer la boutique», analyse-t-elle. Cette dernière tient toutefois à préciser que les autres entreprises sous le giron du Groupe Majorat se portent bien. «Cette décision n’est pas parce que ça va mal. C’est un choix pour justement poursuivre l’aventure du Croquembouche de façon saine», souligne-t-elle. Des efforts insuffisants Ce n’est pas faute d’avoir essayé de redresser la situation financière de ce commerce de proximité. «Ça fait plusieurs années. [...] Les efforts se sont multipliés tant au niveau numérique que dans plusieurs médias traditionnels», glisse-t-elle. Ces efforts n’ont toutefois pas été suffisants. «C’est certain qu’on avait une difficulté à faire augmenter le volume d’affaires», admet la présidente. Elle assure qu’il n’y a pas une raison unique à la fermeture de ce point de vente. L’effritement de la vitalité commerciale dans le quartier n’est pas non plus à l’origine de cette décision. «Il y a des défis dans le secteur, mais ce n’est vraiment pas la raison qui nous pousse à fermer la boutique», affirme celle qui a apprécié avoir pignon sur rue dans Saint-Roch. En transition L’entreprise amorce ainsi une période de transition en concentrant ses activités sur les volets traiteur et restauration. «On a su apprendre à connaître la clientèle du Croquembouche. On s’est attachés à elle. Ce n’est vraiment pas une décision qui est facile à prendre», glisse M. Lafrance-Girard. «Notre objectif est de continuer de poursuivre Le Croquembouche et surtout de faire en sorte que les gens puissent encore, d’une manière différente, profiter de l’expertise», mentionne-t-elle, indiquant que les détails de cette formule restent à être peaufinés. Dans les prochaines semaines, d’autres annonces auront lieu afin d’informer les clients de la prochaine offre de services de la pâtisserie-boulangerie.
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