«Les femmes font encore face aux mêmes défis que ces pionnières»
Autrice et conférencière, Corinne Kohl-Crouzet travaille plus particulièrement sur les femmes effacées de l’histoire du Luxembourg avec l’ambition de les réintégrer comme modèles dans la mémoire collective. Voilà près de 30 ans qu’elle arpente les couloirs de l’histoire avec en fil rouge le Grand-Duché, son pays d’adoption. Toujours entre deux projets, Corinne Kohl-Crouzet a collaboré ...
Autrice et conférencière, Corinne Kohl-Crouzet travaille plus particulièrement sur les femmes effacées de l'histoire du Luxembourg avec l'ambition de les réintégrer comme modèles dans la mémoire collective. Voilà près de 30 ans qu'elle arpente les couloirs de l'histoire avec en fil rouge le Grand-Duché, son pays d'adoption. Toujours entre deux projets, Corinne Kohl-Crouzet a collaboré avec plusieurs musées en tant que guide-conférencière, tout en publiant une série d'ouvrages visant à rendre l'histoire accessible à tous les publics. Des recherches qui lui ont permis de lever le voile sur un pan de notre passé trop longtemps écarté : l'histoire des femmes. De la comtesse Ermesinde à Marie-Paule Molitor, elle a enquêté sur la place des Luxembourgeoises au fil des époques. Le 2 juillet dernier, à Sandweiler, elle présentait sa dernière conférence pour cette saison, intitulée «Les femmes importantes au Luxembourg». L'occasion de rencontrer cette passeuse de mémoire déterminée à réhabiliter ces figures féminines. Qu'est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à cette thématique? Corinne Kohl-Crouzet : Quand je suis arrivée au Luxembourg dans les années 1980, j'ai eu ce sentiment qu'on revenait un peu en arrière, que c'était plus difficile pour les femmes. J'avais cette sensation d'enfermement. Je voulais comprendre pourquoi la liberté des femmes n'était toujours pas pleinement acceptée, pourquoi elles étaient restreintes. Puis, en 2000, le City Museum a monté une grande exposition sur les sorcières et leurs bourreaux. Un sujet très à la mode aujourd'hui, mais pas du tout à ce moment-là. Ça a été une véritable révélation pour moi. Il y a eu ensuite une exposition consacrée aux femmes du XIXe siècle. C'est vraiment le musée qui a été le déclencheur de tout ce travail.D'après vous, ces chasses aux sorcières du Moyen Âge impactent encore l'image des femmes de nos ... Cet article est réservé aux abonnés. Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.
This is a summary. Read the full article at the original source.
Read full article at lequotidien_lu
