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Mali: 15 ans de prison pour l’ex-DG de la Sécurité d’État Kassoum Goïta

Mali: 15 ans de prison pour l’ex-DG de la Sécurité d’État Kassoum Goïta

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a rendu, le vendredi 24 juillet 2026, son verdict dans le procès de l’ancien directeur général , et de ses cinq coaccusés. Le procès a débuté le 14 juillet 2026. Il concernait une présumée tentative de déstabilisation des autorités de la Transition. Goïta, ainsi que l’homme [...] The post Mali: 15 ans de prison pour l’ex-DG de la Sécurité d’État Kassoum Goïta first appeared on AbidjanTV.net .

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a rendu, le vendredi 24 juillet 2026, son verdict dans le procès de l’ancien directeur général , et de ses cinq coaccusés. Le procès a débuté le 14 juillet 2026. Il concernait une présumée tentative de déstabilisation des autorités de la Transition. Goïta, ainsi que l’homme d’affaires Sandi Ahmed Saloum, l’adjudant-chef Abdoulaye Ballo et le féticheur Issa Samaké dit « Djoss », ont été reconnus coupables et condamnés à 15 ans de réclusion. Le professeur Kalilou Doumbia, ancien secrétaire général de la présidence, et le commissaire principal Moustapha Diakité écopent quant à eux de sept ans de prison. Les six accusés étaient devant le tribunal pour répondre des faits d’association de malfaiteurs, tentative d’attentat, complot contre le gouvernement et complicité. Lors du réquisitoire, le parquet général avait demandé à la Cour de reconnaître les cinq prévenus coupables et de les condamner à 20 ans de réclusion criminelle. Selon le parquet, les éléments du dossier étaient suffisamment solides pour justifier une telle peine. Tout au long des débats, les prévenus ont nié les faits qui leur étaient reprochés. Le colonel-major Goïta a notamment reconnu avoir consulté le féticheur Samaké, mais uniquement, selon lui, pour assurer sa propre protection, rejetant toute implication dans une préparation de coup d’État. Selon Jeune Afrique, l’ancien chef des renseignements est même allé jusqu’à accuser publiquement la junte de corruption. Nommé à la tête des renseignements après le renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, Kassoum Goïta avait ensuite été arrêté lors d’une vague de purges consécutive au second coup de force de 2021. Du côté de la défense, l’avocat de l’ancien officier a indiqué que le combat judiciaire n’était pas terminé. Il a annoncé l’intention d’épuiser d’abord toutes les voies de recours nationales avant d’envisager d’autres instances. Ce verdict intervient dans un climat de vigilance accrue autour des questions sécuritaires et des réseaux jugés hostiles à la transition malienne.

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