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Mobilité académique Guinée-France : les futurs diplômés invités à revenir bâtir le pays avec Simandou 2040

Mobilité académique Guinée-France : les futurs diplômés invités à revenir bâtir le pays avec Simandou 2040

À l’approche du départ de plusieurs étudiants guinéens pour la France, l’ambassade de France en Guinée et Campus France Guinée ont organisé à Conakry rencontre d’échanges autour des enjeux de la formation à l’étranger et des opportunités offertes par le projet Simandou 2040. Présidée par le Premier ministre Bah Oury, la rencontre a réuni des [...] The post Mobilité académique Guinée-France : les futurs diplômés invités à revenir bâtir le pays avec Simandou 2040 first appeared on Guineematin.com .

À l’approche du départ de plusieurs étudiants guinéens pour la France, l’ambassade de France en Guinée et Campus France Guinée ont organisé à Conakry rencontre d’échanges autour des enjeux de la formation à l’étranger et des opportunités offertes par le projet Simandou 2040. Présidée par le Premier ministre Bah Oury, la rencontre a réuni des représentants du gouvernement guinéen, de l’ambassade de France, de Campus France Guinée, de la Compagnie du Transguinéen, de Simandou Academy ainsi que plusieurs acteurs institutionnels. La démarche vise à préparer les étudiants à leur parcours académique en France, tout en les sensibilisant sur l’importance du retour dans le pays et de la contribution des compétences acquises au service du développement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Pour l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, cette rencontre marque une étape importante dans la construction d’une mobilité académique basée sur l’aller-retour des compétences. Il a également insisté sur la nécessité d’accompagner les étudiants avant leur départ, pendant leur séjour en France et au moment de leur retour afin que cette mobilité devienne un véritable transfert de compétences. Luc Briard, ambassadeur de France en Guinée « Monsieur le Premier ministre, nous sommes vos partenaires pour inventer cette politique publique de mobilité circulaire entre le départ, puisque vous allez partir, et félicitations d’avoir été accepté dans nos excellentes universités. Et puis aujourd’hui, il faut revenir. Et finalement, si j’ai bien compris l’esprit de la Simandou Académie, c’est une sorte de grande chasseuse de tête. C’est de savoir où sont les besoins de l’économie guinéenne dans les 5, 10, 15 ans à venir. Et évidemment, on le sait, aujourd’hui, c’est structuré autour de cette exploitation de cette méga-mine de Simandou, mais qui va irriguer l’ensemble des secteurs économiques de la Guinée, aussi bien le pilier 1, agriculture, que le capital humain, pilier 2, le pilier 3, les infrastructures, etc... jusqu’à la santé et le bien-être. Et donc, nous sommes ici pour vous accompagner, pour amortir le choc du départ, parce qu’il y aura un petit choc au départ. L’accueil en France n’est pas celui de la Guinée. Donc, nous avons, avec les équipes de l’Institut français, tenté de commencer à préparer ce départ. Et puis il y aura le choc au retour, parce qu’évidemment, certains d’entre vous auront la chance d’avoir une première expérience professionnelle en France, avec des salaires, avec une condition de vie. Et puis il faudra revenir. Et c’est sur tout ça qu’il faut qu’on travaille ensemble à travers cette mobilité partagée. Parce que nous sommes, en tout cas, très fiers, nous, France, d’être le premier pays d’accueil des étudiants et chercheurs guinéens à travers le monde. Cette réalité, évidemment, n’est pas le fruit du hasard. C’est un énorme travail que nous faisons, parce que nous avons la langue française en partage, parce que nous avons un système administratif en partage. Mais évidemment, aujourd’hui, notre but, c’est de répondre aux besoins de l’économie impulsés par les autorités guinéennes. Et c’est important de ne pas trahir le pacte qui est aujourd’hui le nôtre. Vous partez via Campus France, et il faudra revenir pour nourrir ce que la Guinée a investi en vous, parce qu’évidemment, il y a eu, jusqu’au bac, un énorme investissement consenti par les autorités guinéennes. Donc, je voudrais saluer la présence des cadres de la Compagnie du Transguinéen, de Simandou Académie, de l’ensemble des structures industrielles et institutionnelles qui prendront la parole aujourd’hui pour vous offrir les perspectives qui seront les vôtres au retour », a déclaré le diplomate français. Prenant la parole, le responsable de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, a présenté les résultats de la campagne d’admission 2025-2026 et indiqué que l’objectif ne doit pas seulement être l’obtention d’un diplôme, mais l’acquisition de compétences utiles. Dr Amara Diawara, responsable de Campus France Guinée « Les résultats de la campagne 2025-2026 témoignent d’une dynamique importante. Cette année, 9500 dossiers ont été déposés sur la plateforme Études en France. Parmi eux, 8250 ont été validés et transmis aux établissements en France. Au terme de la procédure, 1250 candidats ont été admis dans les établissements publics français au 31 mai. Donc, si on va jusqu’au mois de juillet, on est arrivé à 1450. C’est une première fois pour la Guinée, depuis la mise en place de Campus France en 2007, qu’on a 1450 admis en établissements publics en France. Ces chiffres sont très encourageants, mais ils méritent aussi réflexion. L’enjeu entre le nombre de dossiers déposés et celui des admissions nous oblige à travailler davantage sur l’orientation, la qualité académique des candidatures, la maîtrise linguistique et la cohérence des projets. La répartition entre les hommes et les femmes doit également retenir notre attention. 62,6% des admis sont des hommes contre 37,4% de femmes. Et la transformation économique de la Guinée ne pourra pas réussir sans une mobilisation pleine et entière des compétences féminines. Les sciences exactes et l’ingénierie représentent 22,7% des admissions. C’est un signal positif, mais la part du numérique, des sciences, du vivant, de l’environnement et certaines formations techniques demeurent encore insuffisantes au regard des besoins futurs. De même, sur 587 demandes de visas, c’est-à-dire de janvier jusqu’à maintenant, 470 ont reçu un avis favorable, soit 80%, et 117 ont fait l’objet d’un refus. Un tour de 80% d’avis favorable est un bon résultat. Mais une admission ou un visa ne constitue pas encore une réussite. La réussite commence véritablement lorsque l’étudiant obtient son diplôme, maîtrise une compétence et trouve la possibilité de l’exercer. C’est précisément l’essence de cette journée. Elle doit permettre aux étudiants de comprendre que revenir en Guinée peut avoir un sens, une utilité et une réalité professionnelle. Elle doit leur montrer que le pays offre et offrira davantage encore de perspectives de travail, d’entrepreneuriat, de recherches et de responsabilités. Le retour ne doit pas être présenté comme un renoncement, encore moins comme la fin d’une mobilité internationale. Revenir, c’est gagner en liberté. C’est pouvoir choisir entre plusieurs territoires, plusieurs employeurs et plusieurs projets. C’est de ne plus dépendre d’un seul marché du travail ou d’un seul statut administratif. C’est transformer une expérience acquise à l’étranger en capacité d’action. La mobilité ne doit pas devenir un exil académique. Elle doit devenir une circulation des compétences. Un étudiant peut partir, se former, revenir, exercer, puis repartir plus tard pour se spécialiser, conduire une recherche, compléter son expertise ou développer un partenariat. Les retours ne ferment pas les portes. Il peut au contraire ouvrir de nouvelles. Le meilleur moyen de pouvoir repartir demain en toute liberté est parfois de savoir revenir aujourd’hui, avec une compétence reconnue, une expérience utile et un ancrage professionnel solide. C’est pourquoi le lien avec les étudiants doit être maintenu tout au long de leur parcours. Il ne suffit pas de les accompagner jusqu’à leur départ, il faut continuer à les informer, à les mettre en relation avec les entreprises, suivre l’évolution de leurs compétences et préparer progressivement leur insertion en Guinée. Cette journée ne doit pas être un événement isolé. Elle doit être le point de départ d’un réseau durable entre Campus France, les aluminis, les étudiants, les institutions publiques, les établissements de formation et les acteurs de Simandou 2040. Chers étudiants, je vous invite aujourd’hui à écouter, à questionner, à créer des contacts. Mais je vous invite surtout à ne pas rechercher uniquement un diplôme. Récherchez une compétence et une compétence avant de revenir en Guinée », a conseillé monsieur Diawara. Pour sa part, le Premier ministre Bah Oury a exhorté les futurs étudiants à profiter pleinement de leur séjour en France et à garder un lien permanent avec leur pays. Le chef du gouvernement les a invités à acquérir des connaissances et des compétences afin de participer aux grands défis du développement national. Bah Oury, Premier ministre « Allez prendre des autres le meilleur de ce qu’ils ont et revenir pour transformer ce pays. Aujourd’hui, on est en 2026, notre objectif c’est, dans les deux ou trois années à venir, que les bases du développement soient mises en place sur le plan des infrastructures, sur le plan énergétique, remettre en cause certaines fragilités majeures qui nous affectent nous tous, aller dans le sens des investissements dans le domaine de l’éducation pour que vos petits frères ou vos petites sœurs soient mieux lotis dans deux, trois, quatre années pour faire des études assez poussées. Vous savez, lorsqu’on était étudiants, qu’est-ce qu’on se disait ? Nous ne souhaitons pas que nos enfants aient le même itinéraire sur le plan de leur formation que nous. Parce que je vous dis, il y a eu beaucoup de déperditions. Beaucoup de jeunes, pleins de talents, avec des vicissitudes, des inadaptations, des orientations mal cadrées, se sont retrouvés... C’est pour vous dire, les années à venir, allez étudier sérieusement. Vous ne partirez pas pour faire du tourisme. Vous allez, vous étudiez. Et le pays a besoin de vous, mais sera très exigeant. Pour qu’on puisse rattraper tout ce que nous avons à faire. Il faut qu’on (ambassadeur de France et responsable Campus France, ndlr) travaille ensemble. Le service national des Bourses devrait être associé aux travaux, pas s’immiscer dans votre politique. Mais, il nous faut un meilleur encadrement de tout ce qui est en train d’être fait, parce que l’objectif final, c’est qu’aucun de ces enfants ne soit perdu au cours de cette longue marche. Je vous souhaite bonne chance. Nous ferons le maximum pour que les ambassades accompagnent les enfants, les étudiants, pour être en mesure à tout moment d’être là pour que, aucun d’entre vous ne sente abandonné », a lancé Bah Oury. À travers cette rencontre, l’ambassade de France en Guinée et Campus France Guinée ambitionnent de créer un cadre durable d’accompagnement entre étudiants, diplômés, institutions publiques, entreprises et acteurs de Simandou 2040. Boubacar Diallo pour Guineematin.com The post Mobilité académique Guinée-France : les futurs diplômés invités à revenir bâtir le pays avec Simandou 2040 first appeared on Guineematin.com .

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