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Née de la volonté d’une confrérie, une absinthe made in Ardennes rend hommage à Arthur Rimbaud

Née de la volonté d’une confrérie, une absinthe made in Ardennes rend hommage à Arthur Rimbaud

Lecture zen Marc Godet présente le dernier né de la confrérie Rimbaud. - Photo Lylian Casier La confrérie a mis le paquet pour valoriser sa dernière création. - Photo Lylian Casier Arthur Rimbaud a eu pour habitude de consommer (et souvent abuser) de l’absinthe, un alcool* très fort, dès son adolescence. Il la buvait notamment au bar L’Univers , à Charleville-Mézières, transformé en restaurant chinois il y a plus d’un an. Sa « fée verte » ou « muse verte », comme il l’appelait à l’époque, lorsqu’il la consommait dans les bistrots parisiens, parfois avec Verlaine, fait son retour en grande pompe dans les Ardennes. Et c’est une jolie histoire de transmission. La Confrérie Rimbaud, qui connaît un succès certain depuis sa création en janvier 2025, s’est lancée dans l’élaboration d’une absinthe locale. Une idée issue de la rencontre entre les acteurs de la confrérie et Yann Charlier, brasseur, à la Fête de la bière de Rethel, en septembre 2025. Leur stand se faisait face. Un alcool vert clair à 50 degrés Yann Charlier a élaboré l’alcool à partir de l’absinthe, pour en tirer un liquide à 50 degrés. Costaud, mais bien plus digeste que les alcools commercialisés à 65 ou 70 degrés par le passé. Après s’être fait livrer l’absinthe depuis une production du Rhône, il a mis au point cette recette au fond de son jardin, à la brasserie-distillerie Charlier & fils . « Je suis en train de faire pousser les deux absinthes, grande et petite, dans mon jardin, pour tout faire localement. Tout ça, c’est beaucoup de travail, je vous assure », confie Yann Charlier. L’alchimiste rend ainsi hommage à son mentor, le regretté René Bertrand, mort en mars, dont l’absinthe, la seule du département, avait obtenu la médaille d’or du Concours international de Lyon. Sans en livrer les secrets, le Warcquin dévoile la présence de sept plantes, macérées avant la distillation. Un cocktail herbacé et très frais. Le produit fini est une jolie petite bouteille de 35 centilitres, au liquide vert clair, qui contient cet alcool accusé de rendre fou jusqu’au début du XXI e siècle (lire par ailleurs). Notre objectif n’est pas d’industrialiser le produit, mais d’avancer avec un esprit local, tout en faisant la promotion du territoire Marc Godet , Grand maître de la confrérie Rimbaud L’Ardennais a pu la goûter, avec modération bien sûr, et y déceler ce petit goût anisé et herbacé si caractéristique de l’absinthe. Selon les spécialistes, elle peut se boire pure, en petite quantité, ou coupée avec un gros glaçon ou, comme pour le Pastis, avec une quinzaine de centilitres d’eau fraîche. Marc Godet présente le dernier né de la confrérie Rimbaud. - Photo Lylian Casier Dans le but de faire connaître ce produit, la confrérie s’est rapprochée des offices de tourisme d’Ardenne Métropole , qui ont accepté de la commercialiser, tout comme la Boutique ardennaise de la rue Bourbon. Un bon plan car elle était, en début de semaine, en rupture de stock à l’office de tourisme de Charleville . « Notre objectif n’est pas d’industrialiser le produit, mais d’avancer avec un esprit local, tout en faisant la promotion du territoire », conclut Marc Godet, grand maître de la confrérie Rimbaud La bouteille de 35 centilitres est vendue 27 euros en direct, avec une marge de deux euros selon les distributeurs. *L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. Mis en ligne le 29/07/2026 à 11:06 Née de la volonté d’une confrérie, une absinthe made in Ardennes rend hommage à Arthur Rimbaud Par Lylian Casier La confrérie Rimbaud, qui met à l’honneur la gastronomie ardennaise et le poète de Charleville-Mézières, renoue avec une vieille tradition française : l’absinthe, distillée localement. Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) : Rimbaud Festival des confréries Rimbaud , Festival des confréries

Arthur Rimbaud a eu pour habitude de consommer (et souvent abuser) de l’absinthe, un alcool* très fort, dès son adolescence. Il la buvait notamment au bar L’Univers, à Charleville-Mézières, transformé en restaurant chinois il y a plus d’un an. Arthur Rimbaud a eu pour habitude de consommer (et souvent abuser) de l’absinthe, un alcool* très fort, dès son adolescence. Il la buvait notamment au bar L’Univers, à Charleville-Mézières, transformé en restaurant chinois il y a plus d’un an.

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