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On a vu The Cure au Festival de Nîmes, un formidable élixir de jouvence !

On a vu The Cure au Festival de Nîmes, un formidable élixir de jouvence !

Pour le premier des trois concerts complets aux arènes de Nîmes, The Cure a offert un spectacle de plus de 2 h 30 ! Et traversé les décennies pour un show très abouti.

Les fans rencontrés vendredi soir aux arènes – vous savez les purs et durs, ceux qui enchaînent les dates de la tournée européenne – se sont rappelés, du précédent passage des Cure à Nîmes. C’était "il y a 28 ans jour pour jour" et Robert Smith disent-ils, n’était pas dans son meilleur état. On n’était pas là alors pour vérifier, mais on était présent, en revanche, pour son retour. Lui et toute sa bande de revenants des années 80. Les cheveux plus clairsemés mais malgré tout toujours en pétard, les traits plus marqués mais le noir toujours sous les yeux. Ils ne sont pas nombreux les artistes qui recueillent, dès leur entrée en scène une standing ovation des arènes. Ils ne sont pas nombreux, non plus, ceux qui peuvent se targuer d’avoir presque cinq décennies de carrière et d’offrir un concert d’une telle qualité. Robert Smith donc. Une voix comme aux débuts. Mélancolique, comme sur le fil et pourtant puissante. Il démarre son show sur Alone, titre du dernier album Songs of a last world entonnant "This is the end" en guise de premières paroles. Mais c’est bien sur le titre High catch (1987) qu’il s’élève. A ses côtés, pour les vieux de la vieille, le bassiste Simon Gallup. Rouflaquettes sur visage émacié, le gars n’a rien perdu de sa superbe. Et s’il paraît plus courbé sur sa basse, c’est pour mieux la faire vibrer, dès le premier tête à tête avec Smith sur Pictures of you. Titres phares de la new wave et morceaux depuis longtemps inexplorés La batterie presque tribale de Jason Cooper sur Burn rappelle que The Cure n’est pas qu’un groupe contemplatif. À mesure que la nuit s’installe, le concert gagne en intensité. Quand raisonne In between days, l’un des titres fondateur, on y est ! La bulle eighties éclate dans les arènes. On chante en coeur sur le synthé de Roger O’Donnell et le frisson nouvelle vague balaye la foule. Like in heaven et surtout l’inévitable A Forest, et son riff hypnotique, emportent tout sur leur passage. Pour faire retomber la pression, The Cure livre alors un long instrumental sur Endsong issu du dernier album. Première sortie, premier rappel. On a alors le plaisir d’entendre, enfin, Robert Smith nous parler en français, qu’il affectionne, pour nous annoncer quelques surprises. Le poignant It can never be the same ("don’t worry I smile"), d’abord, "pas encore joué cet été". Puis - pour les fans – A letter to Elise (1992) absent des concerts depuis dix ans. La suite est connue : le bondissant The Lovecats, l’enivrant Friday i’m in love, l’entêtant Close to me figurent dans un dernier tiers de liste pour un finish euphorique sur Boys don’t cry. Il est minuit pile et les Cure ont joué plus de 2 h 30. Robert Smith salue, seul sur scène pour une dernière standing ovation. Les fans, conquis à la sortie des arènes, le diront : au premier concert de 2026 il était en grande forme. Et par chance, pour ceux qui veulent (re) prendre leur Cure de jouvence, il en reste encore deux.

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