Québec et Ottawa s’unissent pour combattre le crime organisé en territoire autochtone

Des équipes mixtes travailleront avec les corps de police autochtones.
Le ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, en a fait l’annonce au terminal de croisières de Québec en compagnie du ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, et des représentants de différents corps de police, ainsi que du chef de Wendake, Pierre Picard. Le but de l’entente est d’accroître la collaboration entre la Sûreté du Québec (SQ) et les corps policiers autochtones et d'optimiser le partage de renseignements afin de pouvoir s’attaquer aux têtes dirigeantes des réseaux. L’union fait la force, a résumé Pierre Simard, directeur général de l’Association des directeurs de police des Premières Nations et Inuit du Québec, qui regroupe les 22 services de police autochtones de la province. Jusqu'à huit policiers autochtones seront intégrés au sein de diverses équipes d'enquête et de renseignement de la SQ, et un membre de la SQ sera affecté à au service de police de la communauté mohawk d'Akwesasne. Les équipes pourront également accueillir des membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Le trafic d'armes à feu et de stupéfiants, l'extorsion et le blanchiment d'argent ne connaissent pas les frontières territoriales; nos réponses non plus. Ian Lafrenière, ministre de la Sécurité intérieure L’Abitibi, la Côte-Nord, la Gaspésie, Saguenay, Québec et la Rive-Sud de Montréal seront particulièrement ciblées. Une demande répétéeLa création d’escouades mixtes est une demande de longue date des représentants des communautés, où le crime organisé est de plus en plus présent. Une série d’incendies criminels à Uashat mak Mani-utenam a fait coulé bien de l'encre cet hiver. Les saisies de drogues, d’armes à feu et d’argent comptant se multiplient un peu partout et les directeurs de police réclament plus de moyens. Ian Lafrenière s’est rendu à Uashat mak Mani-utenam en novembre 2025 pour discuter avec les chefs de la Nation innue et les directeurs de police des Premières Nations de prévention de la criminalité et de sécurité. À l’issue de cette rencontre, le ministre s’est engagé à demander au gouvernement fédéral de s'impliquer davantage dans la lutte contre le crime organisé dans les communautés et à approfondir la collaboration entre les corps policiers autochtones et allochtones. Une unité mixte d’enquête contre le crime organisé autochtone, constituée de policiers provenant de la GRC, de la Sûreté du Québec, ainsi que des différents corps policiers autochtones de la province, a opéré de 2004 à 2016. Elle avait permis l’arrestation d’une centaine d’individus pour plusieurs infractions liées au crime organisé, au trafic de drogues et au blanchiment d'argent. À lire aussi :Criminalité dans les communautés autochtones : Québec promet un plan costaudLa police par et pour les AutochtonesUashat mak Mani-utenam veut s’attaquer de front au trafic de drogue
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