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Succession d'António Guterres à l'ONU : la RDC au cœur des consultations avec plusieurs candidats

Succession d'António Guterres à l'ONU : la RDC au cœur des consultations avec plusieurs candidats

Succession d'António Guterres à l'ONU : la RDC au cœur des consultations avec plusieurs candidats Image media Patient lun 27/07/2026 - 10:05 Politique La course à la succession d'António Guterres à la tête de l'Organisation des Nations Unies (ONU) s'intensifie. En savoir plus sur Succession d'António Guterres à l'ONU : la RDC au cœur des consultations avec plusieurs candidats

La course à la succession d'António Guterres à la tête de l'Organisation des Nations Unies (ONU) s'intensifie. Six candidats veulent briguer le poste de Secrétaire général pour le mandat qui débutera le 1er janvier 2027. Il s'agit de Michelle Bachelet (Chili), María Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana) et Macky Sall (Sénégal). Les six prétendants viennent de participer au « Forum public de l'ONU : Le prochain Secrétaire général », organisé par l'Assemblée générale. Selon l'ONU, cette rencontre a permis aux candidats de présenter leur vision de l'avenir de l'Organisation en répondant à des questions tirées au sort, soumises par les États membres ainsi que par des organisations de la société civile. Cette étape intervient dans un contexte particulièrement délicat pour l'Organisation, confrontée à la multiplication des crises internationales, aux tensions géopolitiques, aux conflits armés ainsi qu'aux critiques portant sur l'efficacité de son Conseil de sécurité. L'ONU fait également face à une « crise de liquidités existentielle » rendant encore plus crucial le choix de son futur dirigeant, appelé à restaurer la confiance des États membres et à renforcer le multilatéralisme. Parallèlement à ce processus, plusieurs candidats ont entrepris des consultations diplomatiques avec la République démocratique du Congo (RDC), membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans une note publiée vendredi 24 juillet 2026, la cellule de communication du ministère des Affaires étrangères indique que ces échanges se sont déroulés par l'entremise de la Mission permanente de la RDC auprès des Nations Unies, à New York, aux États-Unis. Dans ce cadre, la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger, Thérèse Kayikwamba Wagner, s'est entretenue avec Carolyn Rodrigues-Birkett. Les discussions ont porté sur la vision de la candidate pour l'avenir des Nations Unies ainsi que sur les attentes de la RDC en matière de paix et de sécurité, de développement, de réforme de l'Organisation et de construction d'une ONU plus efficace, plus inclusive et davantage en phase avec les réalités du terrain. Selon la même source, ces échanges s'inscrivent dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, fondée sur une diplomatie de résultats et des partenariats mutuellement bénéfiques. En marge du débat public de haut niveau organisé le mercredi 22 juillet 2026 par la RDC dans le cadre de sa présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies, Thérèse Kayikwamba Wagner s'est également entretenue avec Michelle Bachelet. Les deux personnalités ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des Nations Unies en matière de prévention des conflits, de médiation, de protection des populations civiles et de promotion de l'inclusion afin de mieux répondre aux défis sécuritaires actuels. La cheffe de la diplomatie congolaise a également poursuivi ses consultations avec Macky Sall. Les échanges ont porté sur sa vision stratégique des Nations Unies, les priorités de son programme ainsi que les réformes qu'il estime nécessaires pour renforcer l'efficacité de l'Organisation dans les domaines de la paix, du développement durable et du multilatéralisme. D'après les Nations Unies, les candidatures ont été enregistrées entre la fin de l'année 2025 et le début de l'année 2026, avant une première présentation officielle des programmes des différents candidats en avril dernier. La prochaine étape reviendra au Conseil de sécurité, qui devra parvenir à un consensus sur un candidat avant de transmettre sa recommandation à l'Assemblée générale, chargée d'approuver cette désignation à la majorité simple. L'ONU rappelle également que, même si aucune règle ne l'impose, le choix du Secrétaire général obéit traditionnellement à un principe de rotation géographique. Cette année, cette pratique pourrait favoriser un candidat originaire d'Amérique latine ou des Caraïbes. À la tête des Nations Unies depuis le 1er janvier 2017, António Guterres achèvera son second mandat le 31 décembre 2026, après dix années passées à diriger l'Organisation. Son successeur prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2027. Le processus de désignation est désormais engagé. Il a été officiellement lancé à la suite de l'envoi d'une lettre conjointe aux 193 États membres par Michael Imran Kanu, président en exercice du Conseil de sécurité, et Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Cette correspondance invite les États membres à présenter leurs candidatures. Clément MUAMBA

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