[Tour de France] Le partage des miettes
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Les sprints aux sprinteurs et le reste... pour les UAE de Tadej Pogacar? Dotée d’un appétit inépuisable, la formation du glouton slovène pousse le reste du peloton à se partager des miettes toujours moins nombreuses. Sur le papier, la 13e étape menant de Dole à Belfort ce vendredi, avec le sommet du Ballon d’Alsace (première ...
Les sprints aux sprinteurs et le reste... pour les UAE de Tadej Pogacar? Dotée d’un appétit inépuisable, la formation du glouton slovène pousse le reste du peloton à se partager des miettes toujours moins nombreuses. Sur le papier, la 13e étape menant de Dole à Belfort ce vendredi, avec le sommet du Ballon d’Alsace (première catégorie) placé à 30 km de l’arrivée, semble taillée pour une échappée. Encore faut-il que les UAE ne décident pas de s’octroyer un nouveau bouquet, après en avoir collectionné quatre grâce à Pogacar et Isaac Del Toro depuis le départ de Barcelone. «Si on peut gagner et que l’équipe se sent super bien, il faut saisir l’opportunité», résumait le maillot jaune après avoir assis sa supériorité aux Angles lors de la troisième étape. Là aussi, la victoire semblait promise aux baroudeurs, mais ses cerbères ont embrayé et éteint toutes velléités offensives, comme dans l’étape du Cantal mardi. «Lors des deux derniers Tours, ils roulaient déjà comme ça, ils sont aussi forts cette année, peut-être même plus, mais ils ne peuvent pas contrôler chaque étape, il faut juste se tenir prêt», veut croire l’Irlandais Ben Healy, qui avait réussi à tirer son épingle du jeu avec une victoire d’étape et en endossant le maillot jaune grâce à deux échappées l’an dernier. Car les journées ratées semblent rares pour les hommes de Mauro Gianetti. «Je suis désolé, mais ils m’ont demandé de créer une équipe, je crois qu’on a bien choisi de bons coureurs quand ils étaient jeunes, on a grandi, on a créé un super groupe, maintenant c’est comme ça, on fait notre métier», assurait le directeur sportif. UAE fait ce qu’elle veut Un constat partagé par Geraint Thomas, désormais directeur des courses chez Netcompany-Ineos, et qui a lui aussi exercé une domination étouffante sur la Grande Boucle lorsqu’il sévissait chez la Sky. «Ils ont tous travaillé pour arriver en pleine forme et s’ils parviennent à bien courir en équipe et à ramener la course vers le meilleur coureur du monde pour qu’il gagne l’étape, chapeau à eux», souligne le Gallois. «Je peux comprendre les similitudes avec notre domination, mais je ne pense pas que nous étions aussi dominants, nous étions un peu plus conservateurs dans le sens où on laissait partir les échappées», poursuit le vainqueur du Tour 2018. Une façon d’acheter la paix sociale vis-à-vis du reste du peloton et du grand public dont UAE ne fait que peu de cas. Certains reçoivent pourtant encore la bénédiction du quadruple vainqueur du Tour. Lors d’une journée en surchauffe où l’Aude et l’Ariège avaient pris des allures de portes de l’enfer, Mads Pedersen avait ainsi pu s’imposer avec une large avance sur un peloton en RTT pour cause de fournaise lors de la quatrième étape. Et même quand les soldats de «Pogi» décident de prendre le manche, l’espoir subsiste, à condition d’avoir des jambes de feu, comme Mathieu Van der Poel à Ussel lors de la 9e étape.
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