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Tueurs du Brabant : la piste française tourne court

Tueurs du Brabant : la piste française tourne court

Les comparaisons de traces d’ADN après les trois exhumations judiciaires dans le nord de la France fin mai, se sont révélées négatives, a indiqué le parquet fédéral belge. «Nous avons bien reçu les résultats des analyses ADN. Ils sont négatifs», a déclaré une porte-parole du parquet fédéral, confirmant une information du journal belge Le Soir. ...

Les comparaisons de traces d’ADN après les trois exhumations judiciaires dans le nord de la France fin mai, se sont révélées négatives, a indiqué le parquet fédéral belge. «Nous avons bien reçu les résultats des analyses ADN. Ils sont négatifs», a déclaré une porte-parole du parquet fédéral, confirmant une information du journal belge Le Soir. Avec ces exhumations dans un cimetière de Charleville-Mézières, suivies de comparaisons avec des traces ADN conservées dans le dossier – notamment des mégots de cigarettes –, il s’agissait pour la justice belge de réexaminer une potentielle piste française. L’acte d’enquête était réclamé par plusieurs parties civiles, persuadées que deux truands français aujourd’hui décédés, les frères Xavier et Thierry Sliman, figures du grand banditisme dans les Ardennes, pourraient avoir été les meneurs de l’équipée criminelle en Belgique. Leur nom avait été cité au début de l’enquête, notamment en raison de la ressemblance de l’un d’eux avec le portrait-robot d’un suspect, mais ils n’ont jamais été inquiétés. Selon une source proche du dossier, les corps brièvement exhumés fin mai étaient ceux de Xavier Sliman, de sa mère et de son père, Thierry ayant été incinéré après son décès. «La piste française avait déjà été examinée auparavant, sans donner de résultats concluants. Les récentes analyses ADN semblent confirmer ces constatations», a souligné la porte-parole du parquet fédéral. De son côté, Patrick Ramaël, avocat des parties civiles, a regretté de ne pas avoir été informé du résultat des analyses. Il a dénoncé «du mépris pour les parties civiles». Mais «je reste confiant, cela n’entame pas ma conviction que ce dossier va sortir», a-t-il ajouté. En juin 2024, le parquet fédéral belge avait annoncé que plus aucune investigation ne serait menée à son initiative dans ce dossier, tout en laissant la possibilité aux parties civiles de réclamer d’autres actes d’enquête. Celles qui demandaient de rouvrir cette piste française avaient obtenu gain de cause fin 2025 auprès de la cour d’appel de Mons. Auteurs non identifiés Ce dossier criminel est un des plus célèbres cold cases de Belgique. Entre 1982 et 1985, des braquages en série pour des butins dérisoires avaient fait 28 morts au total dans des supermarchés et petits commerces du centre de la Belgique. Le tout pour des butins relativement faibles. Ils ont même franchi la frontière, pour commettre un braquage en France, à Maubeuge. Les auteurs n’ont jamais été identifiés. Une des pistes les plus sérieusement envisagées était celle d’une entreprise de déstabilisation de l’État belge menée par des gendarmes ou ex-gendarmes réputés proches de l’extrême droite ou de tentative de coup d’État. Mais elle n’a jamais abouti malgré les investigations régulièrement relancées, et de nouvelles interpellations aboutissant parfois à des inculpations. Selon cette vision, les ravages de la bande étaient destinés à favoriser l’installation d’un pouvoir politique fort fondé sur le renforcement de la gendarmerie et de l’armée. Comme dans l’affaire Bommeleeër qui a secoué le Luxembourg à peu près au même moment, d’autres pistes ont été envisagées pour leur professionnalisme quasi militaire : les CCC (Cellules communistes combattantes), la Sûreté de l’État, l’organisation Gladio et les réseaux stay-behind – des structures clandestines de l’OTAN chargées de résister à une éventuelle invasion soviétique et dont certains membres auraient fini par dévier vers le banditisme. De nombreuses personnes ont été suspectées dans cette affaire, en tant qu’auteurs, commanditaires potentiels ou complices. Les enquêteurs estiment qu’il est possible que la bande ait cessé ses attaques après le braquage d’Alost parce que l’un de ses membres aurait été mortellement blessé. Ce même membre aurait, selon une hypothèse des enquêteurs pu être un psychopathe qui influençait la bande influencée pour mener des massacres gratuits camouflés en braquages.

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