Un “Forza Juve” malvenu, un pigeon amuseur et un petit envahissement de terrain à Sclessin : retour sur l’ambiance de ce Standard – Juventus

Belle réussite (17 650 spectateurs) pour ce match de gala dans un Sclessin aux teintes inhabituelles. ...
Affiche inédite, atmosphère inédite, ce samedi soir à Sclessin. Pratiquement deux heures avant le coup d'envoi, le Quai Vercour et les rues entourant l'enceinte grouillent de monde. Jamais autant de maillots zébrés n'auront déambulé de la sorte dans et autour du stade. C'est la Juventus, certes "bis", qui est à Liège ce samedi, sous un soleil agréable. Pas d'enjeu, pas franchement d'adversité, juste le plaisir de voir un grand d'Europe défier le Standard, et la curiosité de découvrir les nouvelles têtes à quinze jours du début du championnat. Quel bordel, je n'ai jamais vu ça en championnat. Au pied du pont d'Ougrée, une petite foule attend l'arrivée du car des joueurs italiens. "Quel bordel, je n'ai jamais vu ça en championnat", s'enthousiasme un steward, joyeux comme tout. Sur le parvis du stade, on entend pratiquement plus parler italien que français. Sclessin est paré de noir et blanc, pratiquement plus que de rouge, dans une ambiance bon enfant. Pour tenter de contrer ces vagues colorées, des drapeaux rouges et blancs ont été installés sur tous les sièges. L'engouement est là. La réussite aussi. Finalement, seul le troisième étage de la tribune 3 n'a pas été ouvert. Au décompte final : 17 650 spectateurs. 19h20, les Rouches montent sur la pelouse. Nouveau venu, Alexis Trouillet zieute Sclessin de haut en bas et gauche à droite. Une minute plus tard, les Turinois font leur apparition dans un gentil brouhaha. Les appareils photos sont de sortie. Des gamins portant le maillot de Vlahovic ou Openda – tous deux partis – tentent un selfie lointain. À l'applaudimètre, Locatelli sort vainqueur. Pour l'occasion, Jacques Massart, speaker historique du Standard, partage le micro avec un certain Lorenzo, qui assure la traduction en italien. Il ose un puissant "Forza Juve" qui déplaît à Sclessin. Le stade devient ensuite très calme pendant le match. Pas vraiment l'habitude de la maison. Quelques chants italiens. Les Ultras liégeois sont absents, en tout cas invisibles et inaudibles. Le public n'est pas le même qu'en match officiel. C'est un spectacle, ce soir. Un pigeon pas farouche s'offre une longue balade sur la pelouse, ce qui amuse le public. Il est même scandé. C'est dire l'intensité et la qualité relative du match. On s'amuse comme on peut. Quelques occasions, tout de même, en deuxième mi-temps, pour réveiller des timides ardeurs. Je n'avais jamais entendu une telle clameur pour un but de l'adversaire. L'heure de jeu approche. C'est 0-1, via un coup franc de Miretti. "Je n'avais jamais entendu une telle clameur pour un but de l'adversaire, souriait Ibe Hautekiet. Mais c'est vrai qu'il y avait presque autant de supporters de la Juventus que du Standard..." Sclessin ne savait pas trop sur quel pied danser. Il est aux environs de 21h50. Coup de sifflet final. Plusieurs dizaines de jeunes supporters montent sur le terrain pour arracher une photo, un maillot ou une dédicace. Joyeux désordre. Certains joueurs turinois sont exfiltrés, d'autres jouent le jeu. Fin d'une soirée hors du temps. La délégation italienne rejoint Bierset pour rentrer à Turin. Sclessin reprendra ses habitudes, les vraies, le 8 août pour la venue du Cercle Bruges.
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