Un Français peut-il décrocher une victoire sur ce Tour de France 2026 ? Pour Laurent Jalabert, les coureurs tricolores manquent "un peu d'efficacité"

À l'heure d'aborder la 14e étape entre Mulhouse et Le Markstein, ce samedi 18 juillet, aucune victoire française n'a encore été enregistrée sur ce Tour de France 2026. Malgré des offensives répétées, les Bleus peinent à concrétiser. Pour Laurent Jalabert, l'espoir existe encore, mais il reste limité face à une concurrence particulièrement relevée.
La montagne reprend ses droits sur le Tour de France. Pour cette 14e étape, ce samedi 18 juillet, le peloton prend la direction des Vosges, entre Mulhouse et Le Markstein Fellering, avec près de 3.800 mètres de dénivelé positif. Autrement dit, un final taillé pour les grimpeurs. En jaune depuis sa démonstration dans le Tourmalet (6e étape), Tadej Pogacar (UAE Team Emirates - XRG) domine toujours le classement général avec 3 minutes et 36 secondes d'avance sur le Danois Jonas Vingegaard (Visma Lease a Bike), avant une journée qui pourrait encore renforcer son emprise. Vendredi, la 13e étape du Tour a souri au Suisse Mauro Schmid (Jayco AlUla), vainqueur à Belfort. Côté français, la frustration domine. Plusieurs coureurs tricolores ont tenté leur chance à l'avant, notamment Kévin Vauquelin (Netcompany Ineos), Jordan Jegat (TotalEnergies) ou encore Clément Braz Afonso (Groupama-FDJ United), sans parvenir à conclure. Une nouvelle occasion manquée, alors qu'aucun Français n'a encore levé les bras depuis le départ de cette édition 2026. Pour Laurent Jalabert, le constat est clair : les Français sont présents, offensifs, mais il leur manque encore l'efficacité au moment décisif. "La victoire n'est pas au bout et pourtant les Français ont fait une course à l'avant, une course offensive", observe notre consultant RTL. Huit étapes pour lever les bras. Alors, faut-il encore croire à une victoire française dans les huit étapes qui restent ? Laurent Jalabert se montre prudent. "Honnêtement, je me pose la question et compte tenu de ce qu'il reste de parcours, j'y crois pas beaucoup", reconnaît-il. Car dans un Tour dominé par les meilleurs coureurs du monde, les opportunités se réduisent d'ici l'arrivée à Paris. Quelques noms émergent malgré tout. Jalabert cite notamment Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step), capable de briller en haute montagne, comme il l'avait fait l'an dernier au Ventoux. Alex Baudin (EF Education-EasyPost) peut aussi représenter une chance s'il parvient à intégrer une échappée et à la mener au bout. "Il y a de la volonté, il y a de l'envie, mais il manque un peu d'efficacité dans un Tour de France où le gratin du gratin est présent", résume l'ancien vainqueur de la Vuelta (Tour d'Espagne). Le contexte de cette 14e étape ne semble pas forcément favorable aux chasseurs d'étapes français. Le peloton va gravir pour la première fois de son histoire le col du Haag, une montée de 11,2 kilomètres à 7,3% de pente moyenne, placée à seulement cinq kilomètres de l'arrivée. Pour le directeur du parcours Thierry Gouvenou, cité par l'AFP, cette étape est "réservée aux leaders". Autrement dit, les favoris du général pourraient une nouvelle fois verrouiller la course.
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