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VIDÉO. « Hervé Chabaud nous raconte » : Eléonore de Roye, la jeune princesse diplomate

VIDÉO. « Hervé Chabaud nous raconte » : Eléonore de Roye, la jeune princesse diplomate

Lecture zen Eléonore de Roye meurt en couches à l’âge de 29 ans. 26 juillet 1564. Qui se souvient d’Eléonore de Roye qui s’éteint au château de Condé-en-Brie le 23 juillet 1564 ? Pourtant elle avait été désignée « La perle des princesses », décrite comme une mère aimante, une épouse fidèle, une femme politique et une diplomate remarquable, une croyante fervente défendant la foi protestante. En son temps, elle se distingue d’un époux imprévisible et volage. Alors qu’elle se meurt en couche, elle prie avec ferveur : « Ô mon Dieu, mon Sauveur, maintenant mon hiver est passé et mon printemps est venu ; ouvre-moi donc la porte de ton jardin céleste, afin que je goûte le fruit de tes éternelles douceurs... » Elle recommande surtout ses enfants pour qu’ils soient protégés de toutes les indisciplines coupables. Le 26 juillet, dans son entourage on dit son admiration pour la princesse emportée à 29 ans et dont les dernières heures constituent un « art de mourir en chrétien », fidèle en l’espérance. C’est une femme d’esprit et de réflexion qui manifeste un sens des responsabilités Comment la fille aînée de Charles de Roye et de Madeleine de Mailly, la petite-nièce d’Anne de Montmorency, la nièce des célèbres frères de Châtillon et la femme de Louis de Bourbon, prince de Condé et l’un des grands chefs huguenots a-t-elle pu s’affirmer ? Par la qualité de son écriture, sa capacité à correspondre et à échanger, pas simplement dans le cercle familial. C’est une femme d’esprit et de réflexion qui manifeste un sens des responsabilités lors du décès son père, le 19 janvier 1551. Elle reçoit à l’âge de 15 ans, le comté de Roucy qu’elle administre. À 16 ans, la voici l’épouse de Louis 1 er de Bourbon futur prince de Condé lors de noces célébrées au château de Plessis-de-Roye. Très vite les grossesses se succèdent et ce sont sept enfants qui voient le jour dont cinq meurent en bas âge. Depuis la terre axonaise Au château de Condé, elle est confrontée aux vives tensions politiques dans lesquelles son mari est mêlé et peine à se rétablir. Elle vit les guerres de religion comme une épreuve qui n’altère jamais sa foi. En 1560, son mari est envoyé à deux reprises en prison sur ordre de la famille de Guise. Elle intervient pour le soutenir et prévenir ses dérapages. Elle défend la foi calviniste et est à sa manière une porte-parole qui ne cherche pas à régler des comptes mais à argumenter pour justifier ses croyances et dire qu’elles ont aussi leur place dans le Royaume. Elle n’hésite pas à s’adresser à la reine d’Angleterre Elisabeth 1 re pour obtenir le soutien bienveillant d’une protestante de premier plan. Elle ne craint pas de négocier avec Catherine de Médicis pour obtenir la libération de son époux. Elle a l’art de ne pas braquer ses interlocuteurs, de les respecter tout en faisant passer ses engagements et démontrer qu’ils ne sont pas incompatibles avec le bon fonctionnement du Royaume. Elle obtient la libération de Louis ce qui concourt à la paix d’Amboise le 19 mars 1563. Dans sa courte vie, son rôle n’a pas été anecdotique. À lire aussi VIDÉO. « Hervé Chabaud nous raconte » : Jean-Baptiste de Pinteville, juriste et réformiste Mis en ligne le 26/07/2026 à 05:01 VIDÉO. « Hervé Chabaud nous raconte » : Eléonore de Roye, la jeune princesse diplomate Par Hervé Chabaud Chaque dimanche, la chronique « Hervé Chabaud nous raconte » permet de (re)découvrir une personnalité ou un événement qui a marqué la région. Aujourd’hui Eléonore de Roye. Douée, intuitive, négociatrice subtile elle a joué un rôle majeur auprès de son époux souvent trop imprévoyant et impulsif pour donner confiance. Video

VIDÉO. « Hervé Chabaud nous raconte » : Eléonore de Roye, la jeune princesse diplomate Chaque dimanche, la chronique « Hervé Chabaud nous raconte » permet de (re)découvrir une personnalité ou un événement qui a marqué la région. Aujourd’hui Eléonore de Roye. Douée, intuitive, négociatrice subtile elle a joué un rôle majeur auprès de son époux souvent trop imprévoyant et impulsif pour donner confiance. Article réservé aux abonnésPartage : Ajouter L'Ardennais sur Google Article multimedia 26 juillet 1564. Qui se souvient d’Eléonore de Roye qui s’éteint au château de Condé-en-Brie le 23 juillet 1564 ? Pourtant elle avait été désignée « La perle des princesses », décrite comme une mère aimante, une épouse fidèle, une femme politique et une diplomate remarquable, une croyante fervente défendant la foi protestante. En son temps, elle se distingue d’un époux imprévisible et volage.

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