Violences et outrages : retour à la case prison
Condamnée à 13 mois de prison, une femme n’aura passé que 48 heures en liberté. C’était son quatrième passage en moins de deux ans devant le tribunal correctionnel. Lundi, une quadragénaire a été présentée en comparution immédiate, quelques jours seulement après sa sortie de prison et alors qu’elle avait vu sa peine de 13 mois ...
Condamnée à 13 mois de prison, une femme n’aura passé que 48 heures en liberté. C’était son quatrième passage en moins de deux ans devant le tribunal correctionnel. Lundi, une quadragénaire a été présentée en comparution immédiate, quelques jours seulement après sa sortie de prison et alors qu’elle avait vu sa peine de 13 mois d’emprisonnement, prononcée le 26 juin dernier, être convertie en port du bracelet électronique. C’est «une histoire toxique» avec son compagnon qui l’aurait conduite, à plusieurs reprises, à le frapper sur fond de consommation d’alcool. L’histoire est alors toujours la même : lors de l’intervention des forces de l’ordre, elle transfère sa rage sur les hommes en bleu, leur portant coups et multipliant outrages et injures. Le 16 juillet dernier, après un court séjour en prison, et alors qu’elle devait être munie d’un bracelet électronique, elle «omet» de se rendre à sa convocation devant le juge d’application des peines. Et alors que la peine prononcée indiquait une obligation de soins et de travail, une interdiction de paraître à Creutzwald, de fréquenter des débits de boissons et d’entrer en contact avec son petit ami, elle brave tous les interdits. Six mois de prison supplémentaires Le 18 juillet au soir, ce sont des cris qui mettent en alerte deux gendarmes, alors hors service, qui étaient présents au lac de Creutzwald. En s’approchant, ils découvrent la mise en cause en train de malmener son concubin. Une patrouille est appelée sur place. Mais à leur arrivée, la condamnée prend la fuite. Interpellée quelques mètres plus loin, elle se débat et se fait rattraper par ses vieux démons, arrosant copieusement les gendarmes d’insultes. Placée en garde à vue, elle a été présentée devant le tribunal de Sarreguemines ce lundi 20 juillet. Condamnée à six mois de prison supplémentaires, elle a été incarcérée, dans la foulée, à la maison d’arrêt de Metz. Elle devra rencontrer le juge d’application des peines d’ici la fin du mois pour statuer sur le sort de son bracelet électronique. (Le Républicain lorrain)
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